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Auteur(s):
ALEME Aniko, KEZIE AKLESSO Gnassigbé, AKODABI Essoyomèwè, SOUSSOU Tatongueba, BOUKPESSI Tchaa.
N° Page : 66-85
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CONVERSION, INTENSITES ET VITESSES DES CHANGEMENTS PAR INTERVALLES DE TEMPS (1985-2005 ET 2005-2023) DES UNITES D’OCCUPATION ET D’UTILISATION DES SOLS DU PARC NATIONAL OTI-KERAN (PNOK) AU NORD-TOGO
Résumé de l'article
Cet article fait suite aux travaux antérieurs qui ont porté sur les états de l’occupation
des sols du PNOK en 1985, 2005 et 2023, à partir de la classification des images
satellitaires Landsat. Les changements observés entre ces trois dates au sein des unités
d’occupation du PNOK font l’objet du présent article. L’objectif de cet article est
d’analyser les changements de l’occupation et de l’usage des sols du PNOK à partir
des paramètres d’analyse de l’évolution entre 1985 et 2005 et entre 2005 et 2023. Les
méthodes utilisées sont basées sur la Télédétection, la Cartographie, les SIG, les
enquêtes socioéconomiques. Les images satellitaires Landsat TM de 1985, ETM+ de
2005 et OLI-TIRS de 2023 du secteur d’étude ont été interprétées pour obtenir les cartes
d’occupation des sols. Les vitesses et les intensités des changements réalisés à partir
des programmes ‘‘PontiusMatrix22’’ et ‘‘Intensity Analysis02’’, ont permis de montrer
l’intensité et la vitesse des changements des unités d’occupation des sols sur les deux intervalles de temps (1985-2005 /2005-2023), révélant une perte généralisée dans les
catégories naturelles. Ces différents résultats obtenus dans les trois périodes de l’étude
confirment l’état de la dynamique spatio-temporelle du PNOK entre 1985, 2005 et 2023.
En guise de perspective, on peut suggérer que les approches méthodologiques utilisées
dans cet article soient appliquées à d’autres écosystèmes forestiers du Togo (les forêts
classées, les bois sacrés et les Parcs nationaux).
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Auteur(s):
KIARI FOUGOU Hadiza, ADOUM FORTEYE Amadou, MADJIGOTO Robert.
N° Page : 86-98
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ANALYSE DE LA PERCEPTION DE SECURITE PAR LES COMMUNAUTES RURALES DU LAC TCHAD : EXEMPLE DE LA REGION DE DIFFA AU NIGER ET DES PROVINCES DU KANEM ET DU LAC AU TCHAD
Résumé de l'article
Dans un contexte sécuritaire difficile, il a été question de chercher à savoir dans quelles
conditions vivent les communautés de la zone d’insécurité au Niger et au Tchad. En
effet, cette étude cherche à comprendre le niveau de confiance des populations sur les
mécanismes de médiation et résolution des conflits par les communautés rurales du
lac Tchad. La démarche méthodologique adoptée dans le cadre de cette étude a
consisté d’abord en la collecte des données, au traitement et à l’analyse de celles-ci. Au
Niger, l’étude a concerné la région de Diffa, celle du Kanem et du Lac au Tchad à
l’issue de laquelle plus de quarante entretiens individuels et quarante-cinq focus
groups ont été réalisés. Les résultats de l’étude montrent que le sentiment de sécurité
réside dans la combinaison de plusieurs facteurs. Si d’un côté, la sécurité est synonyme
d’intégrité physique et matérielle, tous les répondants y associent également l’accès
aux services publics, la possibilité de se déplacer sans craintes, et de ne pas être forcés
de quitter leurs maisons. Malgré l’insécurité qui sévit dans les zones d’étude, les
répondants affirment se sentir en sécurité à l’intérieur de leur communauté. Cela est
dû aux campagnes sécuritaires menées par les autorités de deux régions d’étude. Selon
les enquêtés, les mécanismes de gestion et de prévention des conflits sont aussi
efficaces. Il existe une coexistence pacifique entre les communautés et que les autorités
locales sont perçues comme équitables dans la gestion des conflits liés aux ressources
naturelles.
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Auteur(s):
TOGBE Janvier, KOFFI Amoin Prisca, BOHOUSSOU N’Guessan Séraphin.
N° Page : 99-114
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INVESTISSEMENTS COMMUNAUX ET ACCESSIBILITÉ DES POPULATIONS AUX SERVICES DE L’ÉTAT CIVIL À DANANÉ (OUEST DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Après 40 ans de décentralisation, Danané continue de faire face à de graves
insuffisances en matière d’infrastructures dédiées aux services d’état civil. Cette
étude vise à analyser l’impact des investissements communaux sur l’accessibilité de
la population aux services de l’état civil à Danané. La méthodologie s’appuie sur des
recherches documentaires, des observations directes et des enquêtes de terrain, avec
pour méthode d’échantillonnage la méthode de quotas qui a permis d’enquêter 381
chefs de ménages. Les résultats issus des traitements de données ont, d’abord, révélé
une lenteur administrative dans les prestations offertes à la population, soit 2
semaines comme durée d’acquisition. Ensuite, il a été relevé un faible niveau
d’investissement de 5,75% dans le secteur de l’état civil ayant des effets sur
l’enregistrement des faits d’état civil. Pour remédier à ces problèmes, il est impératif
de mettre en place des centres secondaires d'état civil dans les villages éloignés.
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Auteur(s):
Hamet Mahamane MAHAMADOU BACHIR, Moctar HASSANE, Kaka Kiari Boukar Kellou.
N° Page : 115-134
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STRATEGIES DE CONTOURNEMENT A L’EXPANSION DE GROUPES TERRORISTES : CAS DE BOKO HARAM DANS LA REGION DE DIFFA AU NIGER
Résumé de l'article
Lancée en janvier 2004, la secte Boko Haram qui signifie en langue haoussa
« l’éducation occidentale est un péché » se réclame des talibans afghans et
l’organisation veut l’instauration d’un Etat islamique avec une stricte application de la
charia au Nigeria. Après la mort de son leader historique Mohamed Yusuf en 2009, le
groupe ‘’Daawatul Sunna Wal Jamaa’’ s’est scindé en deux factions rivales, à savoir
l’ISWAP et le JAS, et s’est livré à des affrontements armés. La complexité de la situation
a poussé l’Etat du Niger, à l’instar des autres pays de la sous-région à prendre des
mesures coercitives d’éradication de ce fléau afin de trouver des solutions appropriées
et durables à travers la création d’un centre des repentis à Goudoumaria dans la région
de Diffa au Niger. L’objectif général de cette étude est de comprendre les Stratégies de
contournement à l’expansion de groupes terroristes de Boko Haram dans la région de
Diffa au Niger. La méthodologie de cette recherche est basée sur la collecte des
données qualitatives et quantitatives sur le terrain auprès des repentis, les autorités
administratives et coutumière et la population autochtone de Goudoumaria et Diffa.
Il ressort de cette étude le rôle des autorités administratives, coutumières et la
population des zones d’accueil, les Facteurs de l’expansion de l’extrémiste violent, le
Mode opératoire de Boko Haram et les stratégies de contournement de l’expansion de
l’extrémiste violent que les acteurs ont joué dans le processus du Désarmement, de la
Démobilisation et de la Réintégration (DDR) des ex-combattants des Groupes armés
non étatiques (GANE).
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Auteur(s):
TE Wrossékpané Cynthia Charlène Epouse SERI, BIE Roméo.
N° Page : 135-154
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ITINERAIRES THERAPEUTIQUES ET LOGIQUES SOCIALES DU RECOURS A LA MEDECINE TRADITIONNELLE DANS LA PRISE EN CHARGE DES TROUBLES MENTAUX : CAS DU DEPARTEMENT DE KORHOGO, REGION DU PORO (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
La présente étude a analysé les logiques sociales associées à la préférence des soins
non-conventionnels par les malades mentaux à Korhogo. Ainsi, dans une démarche
mixte, elle a collecté les données à partir de la recherche documentaire, des entretiens
et de l’observation suivie de l’usage des guides d’entretien et des questionnaires.
L’analyse des données dans ce contexte a été réalisée à l’aide de l’analyse de contenu
et le logiciel Excel d’autre part. À Korhogo, les malades mentaux choisissent les
thérapies traditionnelles parce que principalement conseillés par leurs proches ou
recherchant des soins efficaces tout en associant secondairement le respect de leurs
traditions de soin ou leur propre expérience. Par ailleurs, la culture Sénoufo favorise
l’augmentation de la prévalence de ladite pathologie. Ainsi, perçue comme une
maladie symbolique, les soins traditionnels jugés adéquats sont privilégiés par les
malades
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Auteur(s):
PREGNON Lhey Raymonde Christelle.
N° Page : 155-173
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ÉVALUATION CARTOGRAPHIQUE DE LA DÉGRADATION ENVIRONNEMENTALE DU QUARTIER ZONE INDUSTRIELLE DE BOUAKÉ (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
De nombreuses études liées à l’environnement ont été réalisées dans la ville de Bouaké.
Cependant, très peu se sont intéressées à l’évaluation de son niveau de dégradation
environnementale. Pour pallier cette insuffisance, la présente étude se focalise sur la
caractérisation de la dégradation environnementale dans le quartier de la Zone
industrielle. L’objectif principal de cette étude est de proposer un diagnostic de la
situation environnementale de ce quartier périphérique populaire au moyen d’une
approche spatialisée. Pour y arriver, une approche méthodologique combinant
l’observation directe et l’analyse spatiale s’appuyant sur des données géospatiales
caractéristiques de cet environnement urbain a été mobilisée. Ainsi, le calcul de l’indice
de dégradation environnementale a nécessité la combinaison de formes ponctuelles et des
formes surfaciques de la dégradation du cadre de vie. L’intégration dans un SIG des
informations relatives à ces deux formes de dégradation a permis de construire une
représentation spatiale de l’indice de dégradation environnementale grâce à la mise en
œuvre d’une méthode de cartographie par carroyage. De ce fait, la cartographie de
l’indice de dégradation de l’environnement révèle que 47,67 % de la superficie de la zone
d’étude présente un niveau de dégradation faible, tandis que 23,56 % affichent un niveau
moyen. Les niveaux de dégradation les plus prononcés (élevé et très élevé) couvrent 27,76
% de l’espace d’étude, alors qu’environ 0,01 % de la superficie ne présente aucune
dégradation. Par ailleurs, l’analyse cartographique révèle que les secteurs de dégradation
élevé et très élevé correspondent aux espaces dépourvus d’équipements de gestion des
déchets (coffres à ordures). La carte obtenue constitue donc un outil stratégique d’aide à
la décision permettant d’orienter les décideurs aussi bien dans la gestion de
l’assainissement que dans leurs actions de lutte contre la prolifération des vecteurs de
maladies.
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Auteur(s):
LANTONKPODE Aristide, BONI Gratien, WARI ABOUBAKAR Moussa, DJESSONOU Sènangla Franco-Néo Camus.
N° Page : 174-197
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MANIFESTATIONS DE LA VARIABILITE HYDRO-CLIMATIQUE DANS LES COMMUNES DE DJIDJA, D’AGBANGNIZOUN ET D’ABOMEY (BENIN, AFRIQUE DE L’OUEST)
Résumé de l'article
Les conditions hydro-climatiques ont une influence considérable sur
l’environnement de vie et la santé. Les Communes de Djidja, d’Abomey et
d’Agbangnizoun sont sujettes à une variabilité hydroclimatique de plus en plus
marquée. La présente recherche étudie les manifestations de la variabilité hydroclimatique dans les Communes de Djidja, d’Agbangnizoun et d’Abomey. La
démarche méthodologique utilisée a combiné la recherche quantitative et qualitative.
Les données climatologiques et socio-anthropologiques ont été analysées au moyen
d’outils statistiques appropriés (indice et ratio). En outre, les investigations
documentaires et socio-anthropologiques ont été réalisées avec un échantillon de 369
personnes. Le traitement des données a été réalisé à l’aide des logiciels SPSS 17.0 et
QGIS 3.10. Les résultats montrent que les indices pluviométriques sont compris entre -
2,19 et 2,17 sur la période 1981-2022. Les températures minimales et maximales
annuelles durant la période de 1981 à 2022 ont connu une tendance générale à la hausse
de 0,5°C. La séquence de sécheresse qui domine la période d’étude est la sécheresse
de type légèrement sèche avec une fréquence de 38,09 %. La sécheresse de type
extrêmement sèche est de 16, 66 %. Le débit moyen mensuel, observé sur toute la
série, varie 15,02 m3/s à 113,34m3/s. Les inondations fluviales fréquentes sont
causées par les crues dont les débits de pointe se situent entre 450 et 632 m3/s avec les périodes de retour se situant entre 2 et 5 ans. Le degré d’inondation est fort dans
la Commune de Djidja, moyen à Agbangnizoun et faible à Abomey.
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Auteur(s):
KONAN Kouakou Charles, AMALAMAN Marc Auriol, SOUMAHORO Saï Pou, TRA BI Zamblé Armand.
N° Page : 198-210
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ANALYSE EN ONDELETTE DE LA RELATION PLUIE-DEBIT DANS LE BASSIN VERSANT DE LA MARAHOUÉ (CENTRE-OUEST DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Zone à vocation agricole, le centre-ouest ivoirien subit les effets conjugués des
pressions anthropiques et de la variabilité climatique. Cette étude vise à montrer
l’impact de la variabilité pluviométrie sur les débits dans le bassin versant de la
Marahoué (Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire). À partir des données pluviométriques
(Bouaflé : 1960-2020, Mankono : 1983-2000) et hydrométriques correspondantes, la
méthode de la Transformée en Ondelette Continue (CWT) a été appliquée pour
identifier les périodicités dominantes et analyser la cohérence entre pluie et débit.
Les résultats montrent que le cycle annuel domine la variabilité à Bouaflé (44 % pour
les pluies et 45 % pour les débits) et à Mankono (46 % pour les pluies et 52 % pour les
débits). Les hautes fréquences (2 ans) restent modestes (6 à 9 %), mais révèlent l’impact de
phénomènes climatiques globaux comme l’ENSO et l’AMO. L’analyse de cohérence
en ondelettes confirme que les débits réagissent directement et rapidement aux
précipitations, avec des corrélations significatives aux échelles annuelles, intraannuelles et pluriannuelles.
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Auteur(s):
QUENUM Comlan Irené Eustache Zokpénou.
N° Page : 211-229
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GENTRIFICATION URBAINE ET SPECULATION FONCIERE DANS LES QUARTIERS EN RECONSTRUCTIONS DE COTONOU : CAS DES 2ème et 4ème ARRONDISSEMENTS
Résumé de l'article
Les 2ème et 4èmes arrondissements de la ville de Cotonou présentent une mutation sociale
en raison des rénovations et développements urbain. L’objectif de cette recherche est
d’analyser la dynamique de la gentrification urbaine et son impact dans les 2ème et 4èmes
arrondissements de Cotonou. Pour mener cette activité une approche méthodologique a
été élaborée. Elle est axée sur la recherche documentaire, les enquêtes de terrain par
questionnaire auprès des populations à la base et les autorités choisies respectivement
selon qu’ils subissent les impacts de la gentrification et qu’ils ont une connaissance de ces
manifestations dans les 2ème et 4ème arrondissements de Cotonou, au totale 23 personnes
ont été enquêté. Les données relevées sur la gentrification et la spéculation foncière dans
les 2ème et 4ème arrondissements de Cotonou ont été traité selon l’approche par objectif et
statistique descriptive. Cette approche a permis d’obtenir des résultats suivants. L’analyse
montrent que la gentrification dans les 2ème et 4ème arrondissements de Cotonou se
manifeste par une rénovation urbaine, une évolution en termes d’infrastructures et
équipements et un changement de standings de bâtis. Elle influence la dynamique
foncière par la hausse des valeurs immobilières avec 58% modéré et 41% élevé. Ces
manifestations posent des problèmes sur le plan environnemental que sur le plan socio-
économique ainsi que des conséquences sur la population à faible revenu.
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Auteur(s):
Boubacar BARRY, Cheikh Tidiane WADE, Dramane CISSOKHO.
N° Page : 230-246
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REGARD CROISE ENTRE LE FONCIER ET LES RESSOURCES LIGNEUSES EN MOYENNE CASAMANCE SEPTENTRIONALE
Résumé de l'article
En Moyenne Casamance septentrionale, la question foncière demeure au cœur des
enjeux de développement et de durabilité. Malgré l’existence d’un cadre juridique et
institutionnel, la gestion coutumière reste dominante et influence directement
l’exploitation des ressources ligneuses. L’objectif de cette étude est de contribuer à la
connaissance de la mode de gestion du foncier et de son impact sur les ressources
ligneuses. Pour atteindre cet objectif, l’étude s’appuie sur une enquête de terrain
menée auprès de 238 ménages répartis dans 16 localités, complétée par des entretiens
semi-directifs avec des élus locaux, des chefs de village, des agents des Eaux et Forêts
et des organisations communautaires. Les résultats mettent en évidence la persistance
de modes d’accès à la terre fondés sur l’héritage et le « droit de hache », qui entraînent
une multiplication des défrichements agricoles. La pression démographique, la
migration interne, la pratique de la jachère et le développement de l’arboriculture
constituent des moteurs majeurs de déforestation. En outre, les conflits d’autorité entre
services étatiques, élus locaux et chefferies coutumières révèlent une gouvernance
fragmentée. L’étude conclut sur la nécessité d’une meilleure appropriation des lois
foncières et forestières et sur l’importance de mettre en place une gouvernance
concertée et inclusive, capable de concilier sécurité foncière, production agricole et
préservation durable des ressources ligneuses.
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Auteur(s):
DJORO-DJAPI Élodie Ange Éléonore, YRO Koulai Hervé, AKA Aké Brice Patrick.
N° Page : 247-258
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LOGIQUES PORTUAIRES D’ABIDJAN FACE AU BESOIN D’ESPACE
Résumé de l'article
Les mutations constantes du transport maritime obligent les autorités portuaires à
faire preuve de réactivité, voire d’anticipation. En effet, la taille croissante des navires
et l’augmentation des échanges maritimes mettent les infrastructures portuaires à rude
épreuve. Le port d’Abidjan a connu une saturation de ses infrastructures en raison de
la croissance rapide de son trafic. Aussi, la forte croissance urbaine liée au
développement économique de la ville d’Abidjan a-t-elle occasionné une occupation
anarchique de ses réserves à l’île Bouley, locodjro et sur le cordon littoral. Cette étude
se propose d’analyser les actions menées par les autorités portuaires abidjannaises
pour régler le besoin pressant d’infrastructures. La méthode de collecte de données a
combiné une recherche documentaire et une enquête de terrain. Les résultats révèlent
que les démarches entreprises par les autorités pour récupérer les réserves se sont
soldées par un échec. Afin de répondre aux besoins urgents en infrastructures, elles
ont alors opté pour le remblaiement du plan d’eau lagunaire. Cependant, les
infrastructures actuellement en place s’avèrent insuffisantes face au fort taux de
croissance moyen du trafic estimé à 12 % sur les trois dernières années et à
l’augmentation significative de la taille des navires.
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Auteur(s):
KOUASSI Kobenan Christian Venance.
N° Page : 259-278
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EXPANSION URBAINE ET DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTÈME D’ASSAINISSEMENT DANS LA VILLE DE DJÉBONOUA : ENTRE RISQUES ENVIRONNEMENTAUX ET DÉFIS D’AMÉNAGEMENT
Résumé de l'article
La ville de Djébonoua connaît, depuis les années 1980, une urbanisation rapide qui
s’est fortement accentuée entre 1988 et 2021, avec une population passée de 722
habitants à 6 474 habitants. Cette croissance démographique et spatiale, favorisée par
la position stratégique de la ville à l’entrée sud de Bouaké, exerce une pression
considérable sur l’occupation des sols et sur les infrastructures d’assainissement.
L’objectif de cette étude est d’analyser les interactions complexes entre l’expansion
urbaine et le dysfonctionnement du système d’assainissement dans la ville de
Djebonoua. Pour analyser ce phénomène, une méthodologie mixte a été adoptée,
combinant analyse documentaire, enquêtes de terrain et outils géomatiques. Le
traitement des images satellitaires a été réalisé à l’aide des logiciels google Earth
Engine et QGIS 3.3 afin de cartographier l’évolution des classes d’occupation du sol.
Parallèlement, des entretiens semi-directifs et des questionnaires ont permis de
recueillir les perceptions des autorités locales, des structures techniques et des
populations sur les impacts de la dynamique urbaine. Les résultats montrent une
expansion urbaine non planifiée marquée par la régression des formations végétales
au profit de la trame urbaine, accentuée par l’absence d’un Schéma Directeur
d’Urbanisme (SDU) et par l’insuffisance des équipements. Cette situation a entraîné
de graves dysfonctionnements des systèmes d’assainissement, notamment
l’accumulation des déchets solides, la stagnation des eaux usées, l’obstruction des
caniveaux et la dégradation du cadre de vie. Bien que la municipalité ait entrepris
certaines initiatives, telles que l’installation de conteneurs à déchets et la mise en
place d’un service régulier de collecte, les actions demeurent insuffisantes face à
l’ampleur des défis.
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Auteur(s):
LILA RENI BIBRIVEN, ABOUBAKAR SALEH.
N° Page : 279-315
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DYNAMIQUE ÉROSIVE DES BERGES DU CHARI ET SON IMPACT SUR UN TERRITOIRE URBAIN A N’DJAMENA : UNE ÉTUDE DE CAS DU 1ER ARRONDISSEMENT (1993-2023)
Résumé de l'article
L'érosion accélérée des berges du fleuve Chari représente une menace critique pour la
stabilité socio-économique et environnementale de N'Djaména, exigeant une analyse
approfondie pour des solutions durables. Cette étude analyse les impacts socio-
économiques et environnementaux de l'érosion des berges le long du fleuve Chari
dans le 1er Arrondissement de N'Djaména, au Tchad de 1993 à 2023. Adoptant une
approche hypothético-déductive, elle combine une analyse géomorphologique, des
observations de terrain, des évaluations granulométriques et des enquêtes auprès
de 106 ménages dans cinq quartiers riverains, complétées par des images satellite
Landsat et des données climatiques. Les résultats révèlent que les processus naturels,
tels que l'enffouillement et l'action des vagues amplifiés par des vents de 19 km/h et
des variations de débit saisonnier (8–4 850 m³/s) combinés à des pressions
anthropiques comme l'extraction de sable (signalée par 49,06 % des résidents),
intensifient l'érosion. L'étude quantifie un recul des berges de 36,77 mètres dans le
quartier Milezie sur 15 ans et une perte de 80 % de la couverture forestière
riveraine (de 7 934,8 m² en 1993 à 1 523,8 m² en 2023), l'emprise du fleuve passant de 0
% à 9 % du paysage. Les impacts socio-économiques incluent la perte de 745,36
hectares de terres arables, une baisse de 35 % des rendements de pêche et
l'effondrement d'infrastructures comme l'avenue Ahmat Acyl, menaçant la
connectivité urbaine. Les adaptations communautaires manquent de durabilité, tandis
que les interventions étatiques (sacs de sable) sont insuffisantes. Contrairement aux
études antérieures, cette recherche propose une cartographie diachronique et des
métriques précises, offrant une perspective micro-géographique novatrice.
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Auteur(s):
OUOBA Souleymane Jean-Claude, AFFO Fabien.
N° Page : 316-332
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LA DYNAMIQUE REGRESSIVE DE FORET CLASSEE DE WARI MARO : QUEL ANCRAGE DU SACRE ?
Résumé de l'article
Cette recherche analyse la régression des valeurs symboliques de protection de la
biodiversité à Wari Maro, à partir d’une démarche mixte, qualitative et quantitative,
menée auprès de 262 enquêtés. Les résultats révèlent que 81 % sont des hommes,
majoritairement agriculteurs, issus de groupes socioculturels hétérogènes et
faiblement instruits, soit 44,2 % ayant le niveau 1er cycle secondaire et 30,2 % non
scolarisés. La dégradation de la biodiversité est attribuée à la croissance
démographique, à l’arrivée de migrants venus du Nord-Ouest Bénin, aux pratiques de
chasse, à l’invasion pastorale et aux exploitations forestières. Par ailleurs, l’abandon
progressif des normes culturelles et cultuelles telles que les totems, tabous et rituels,
favorise une exploitation abusive et incontrôlée des ressources de la forêt classée de
Wari-Maro, arrondissement de Bétérou, commune de Tchaourou.
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Auteur(s):
FIEDI N’Zoré Pascal, SEKONGO Fougo Valy, DJE Kouamé Casimir, DIOMANDE Beh Ibrahim.
N° Page : 542-559
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STRATEGIES D’ADAPTATION DES SYSTEMES CULTURAUX DES ACTEURS DE LA FILIERE BANANIERE : CAS DE LA SOUS-PREFECTURE DE DAOUKRO (CENTRE-EST DE LA COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Cet article vise à mettre en évidence l’impact des paramètres climatiques sur la
culture bananière et surtout mettre en exergue les stratégies d’adaptation des
différents acteurs. C’est-à-dire les planteurs, les structures de recherche et
d’Encadrement). Face à cette problématique, il Importe de montrer les stratégies
d’adaptation des systèmes culturaux de la banane plantain face à l’évolution des
conditions climatiques dans la sous-préfecture de Daoukro. Pour ce fait, nous avons
utilisé des données climatologiques provenant du site internet du (SIEREM) et à
travers des entretiens au près des acteurs, il y’a eu la collecte des données socio-
économiques et statistiques du bananier plantain. Les divers traitements appliqués
(indices de Nicholson, la formule d’angot, cartographie des méthodes les plus
utilisées et les variétés) ont permis de comprendre que les modifications climatiques
perturbent les systèmes culturaux de la Banane plantain. Il existe une évolution qui
se manifeste par une légère hausse de la pluviométrie, une augmentation thermique
et de l’ETP au niveau mensuel et interannuel 1979 à 2019. L’assèchement des sols et
l’attaque des parasites impactent le rendement des bananiers. Les acteurs modifient
les techniques culturales face à l’évolution des conditions climatiques. Ces stratégies
sont entre autres que l’association du plantain avec d’autres cultures,
l’Agroforesterie, l’Utilisation des variétés hybrides améliorées, la maitrise du
calendrier agricole.
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Auteur(s):
KI Léonce.
N° Page : 560-573
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LES BIENS CULTURELS BURKINABE SUR LES LISTES DE L’UNESCO
Résumé de l'article
Depuis sa création, l’UNESCO a mis en place des conventions et programmes de
protection du patrimoine culturel et naturel, dont certains utilisent des inventaires
alimentés par les États parties comme stratégies de protection. Au Burkina Faso, cinq
instruments sont particulièrement actifs : la Convention de La Haye (1954), la
Convention Ramsar (1971), la Convention du patrimoine mondial (1972), la
Convention pour la sauvegarde du patrimoine immatériel (2003) et le Programme
MAB (1971). Si la Liste du patrimoine mondial bénéficie d’une forte visibilité, les
autres inventaires demeurent méconnus alors qu’ils offrent une protection
complémentaire et essentielle. Notre étude, fondée sur l’analyse des textes normatifs,
des dossiers d’inscription et d’un sondage auprès de 120 acteurs, tente de mettre en
exergue les différents mécanismes de l'UNESCO en vue d’un usage optimal. Pour ce
faire, il fait le bilan de la présence du Burkina Faso sur ces listes pour davantage faire
découvrir ces différents mécanismes.
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Auteur(s):
YAO Kouadio Donald.
N° Page : 574-591
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LES DANSES TRADITIONNELLES EN PAYS BAOULÉ : CAS DE LA SOUSPREFECTURE DE SAKASSOU (CENTRE DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
La sous-préfecture de Sakassou, situé au cœur de la Côte d’ivoire, est considérée comme
le berceau historique et le fief de la royauté Baoulé. Elle incarne la tradition et l’autorité
du chef suprême. À ce titre, elle constitue un conservatoire exceptionnel des traditions,
notamment des danses qui rythment la vie sociale, religieuse, et culturelle de cette
communauté. Les danses traditionnelles baoulé sont bien plus qu’un simple
divertissement ; elles sont un langage corporel, un lien avec les ancêtres, un marqueur
identitaire puissant et sont intimement liées à l’histoire, à la cour royale et aux cérémonies
qui ponctuent la vie du royaume. Ces danses sont pour la plupart exécutées lors
d’évènements majeurs tels que les fêtes de réjouissances, les cérémonies funéraires et
d’hommage au roi. Cet article traite alors des danses traditionnelles dans la vie active des
populations de la sous-préfecture de Sakassou. Il analyse l’apport de celles-ci à
l’épanouissement, la cohésion sociale et à l’attractivité du territoire. La méthodologie de
recherche utilisée pour aboutir à cette étude est axée sur des données collectées à partir
de 25 entretiens, d’une recherche documentaire et d’une observation de terrain. Les
données recueillies, illustrées à travers des supports cartographiques et photographiques,
montrent que les danses traditionnelles sont des vecteurs essentiels d’identité,
d’épanouissement, de cohésion sociale, de développement local et d’attractivité dont la
préservation et la valorisation constituent un enjeu majeur pour la sauvegarde du
patrimoine culturel de la sous-préfecture de Sakassou.