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Auteur(s):
Henri Marcel SECK, Roger COLY, Ibrahima DIALLO.
N° Page : 15-40
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Impacts environnementaux de l’exploitation minière dans le département de Tivaouane au Sénégal
Résumé de l'article
Le département de Tivaouane, situé dans la région de Thiès en zone éco-géographique
des Niayes et du bassin arachidier, est l'un des principaux poumons miniers du
Sénégal. Le territoire est particulièrement marqué par deux grandes activités
d'extraction de phosphates et de sables minéralisés (zircon, rutile, ilménite et
leucoxéne). Cette étude met en évidence la dégradation de la biodiversité dans les
communes de Darou Khoudoss et Mboro sous l'effet de l'expansion minière. La
démarche méthodologique repose sur l’exploitation des données d’enquêtes de terrain
réalisées auprès de 318 ménages, des entretiens et observations. Les résultats révèlent
que 57,81 % de la population perçoit une raréfaction critique des espèces végétales,
notamment celles à haute valeur médicinale (Vitex madiensis, Combretum micranthum).
Le paysage forestier originel est désormais substitué par une flore rudérale et
opportuniste dans les anciennes carrières (Persicaria amphibia, Trianthema
portulacastrum) ou par des monocultures de rente (anacardiers, manguiers). Sur le plan
faunique, 99,06 % des enquêtés confirment un impact négatif marqué par la migration
du gibier et la raréfaction d'espèces comme le lièvre (22,33 %). Paradoxalement, les
sites miniers abandonnés deviennent des refuges pour des espèces dangereuses
comme la vipère heurtante (18,24 %), exacerbant les conflits Homme-Faune.
L'exploitation minière (47,66 %) et le déficit pluviométrique (25,05 %) apparaissent
comme les moteurs principaux de cette rupture de résilience écologique. Ces facteurs
contribuent à la dégradation de l’environnement, la destruction de l’habitat faunique
et la rareté des espèces animales et végétales. Ces transformations industrielles
favorisent une reconfiguration de l’environnement et soulignent ainsi le rôle
déterminant de l’exploitation minière dans les mutations environnementales et territoriales de cet espace.
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Mots clés : Exploitation minière, impacts, environnement, végétation, faune
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Auteur(s):
MBAYE Ibrahima, NDOUR Salemond.
N° Page : 41-58
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Stratégies de résilience contre la diarrhée dans les quartiers de Sam, Ngane Alassane, Nimzatt et Abattoirs (Ville de Kaolack-Sénégal)
Résumé de l'article
Face à la propagation récurrente de la diarrhée dans les quartiers périurbains de Sam,
Ngane Alassane, Nimzatt et Abattoirs de la ville de Kaolack au Sénégal, les
populations et la collectivité territoriale ont mis en place des stratégies pour lutter
contre la dissémination de la pathologie. L’objectif de cette étude est d’identifier ces
stratégies afin de mieux les apprécier. Pour cela, une enquête a été effectuée auprès
de 353 ménages sélectionnés par échantillonnage aléatoire et répartis par quotas. Les
résultats obtenus révèlent que les stratégies développées par les populations sont
diverses et variées (amélioration des pratiques d’hygiène domestique, lavage des
mains après usage des toilettes, visite à domicile, organisation collective d’opérations
Augias…). Le lavage des mains après usage des toilettes est la mesure préventive la
plus largement adoptée par les ménages. Cette pratique est quasi systématique, avec
des taux très acceptables de 96,4% de ces derniers à Sam, 100 % à Nimzatt, 98,85% à
Ngane Alassane et 97,4 % aux Abattoirs. Par ailleurs, sous la tutelle de la collectivité
territoriale, les services de santé et les acteurs communautaires locaux ont aussi joué
un rôle prégnant dans la prévention du risque diarrhéique, dans un contexte
d’urbanisation non planifiée aux défis multiformes.
Mots-clés : Stratégies, Diarrhée, espace périurbain, Ville, Sénégal
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Auteur(s):
KOUADIO Konan Célestin, ADAYE Kouassi Albert, ADAYE Kouassi Albert, TAPE Bi Sehi Antoine.
N° Page : 59-76
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L’usage des pesticides dans l’agriculture et son impact sur l’environnement dans le bassin versant urbain du Zouzouagnigbeu au quartier Lobia (Daloa- Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
L’utilisation des pesticides naturels et de synthèse est de plus en plus fréquente dans
les pays en voie de développement. Le recours aux pesticides chimiques dans la lutte
contre les ennemis des cultures n’en soulève pas moins de redoutables questions
d’ordre environnemental et pose des questions de santé pour les agriculteurs et les
consommateurs. Cette étude se fixe pour objectif de saisir les types, usages et risques
des pesticides dans le bassin versant urbain du Zouzouagnigbeu au quartier Lobia de
Daloa. La méthodologie utilisée dans cette étude s’est appuyée sur la recherche
documentaire et l’enquête de terrain. Les résultats montrent une pléthore de pesticides
usités dans le bassin versant dont les principes actifs de certains sont méconnus.
L’usage des pesticides dans ce bassin versant urbain de Daloa expose les
pulvérisateurs (60%), les exploitants agricoles (30%), les habitants de la zone (10%) à
des contaminations insidieuses. Comme risques, 25% des enquêtés indiquent des
morts d’oiseaux ayant consommé des plantes traitées aux pesticides, des morts
d’araignées, des morts d’autres insectes non visés par le traitement. 45% des enquêtés
estiment avoir eu au moins une fois des troubles faisant suite aux opérations de
traitement par les pesticides. Aucun cas de décès n’a été enregistré lors de nos
enquêtes. Une formation des usagers des pesticides dans le milieu urbain couplé au
suivi seront un apport décisif à la gestion environnementale du bassin versant urbain
du Zouzouagnigbeu de Daloa.
Mots clés : Agriculture urbaine, pesticide, bassin versant urbain, risque sanitaire,
risques environnementaux, Daloa.
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Auteur(s):
Gnangoran Alida Thérése ADOU, N’Dri Ernest KOUADIO, Edoukou Fidèle BROU.
N° Page : 77-93
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Économie informelle et recompositions de l’espace urbain à Arrah : enjeux d’aménagement et de gouvernance urbaine
Résumé de l'article
Dans les villes secondaires ivoiriennes, l’économie informelle constitue un levier
important de dynamisation socio-économique, tout en participant à la transformation
des usages et de l’organisation de l’espace urbain. À Arrah, l’insuffisance des
infrastructures commerciales et la recherche d’espaces accessibles favorisent
l’implantation des activités informelles dans plusieurs espaces publics. Cet article
analyse les effets de l’économie informelle sur la recomposition de l’espace urbain à
Arrah et met en évidence les enjeux qui en découlent en matière d’aménagement et de
gouvernance urbaine. La démarche méthodologique repose sur une approche
hypothético-déductive et mixte, combinant recherche documentaire, observation
directe, enquête par questionnaire et entretiens. Nous avons enquêté 381 acteurs
répartis dans les principaux espaces d’activités de la ville. Les résultats révèlent une
concentration des activités informelles dans les secteurs à forte accessibilité,
notamment aux abords du marché central, sur les trottoirs, aux carrefours et les
espaces verts. Elles sont dominées par la coiffure (27 %), la restauration (20 %), la
couture (19 %), le commerce de produits vivriers (15 %), le commerce de produits
manufacturés (12 %) et la transformation artisanale (7 %). Le marché central compte
128 magasins et 185 places ODP, soit 313 emplacements, une capacité insuffisante au
regard de la demande. Cette situation favorise l’occupation de l’espace public,
entraînant l’encombrement des voies, des difficultés de circulation, une accumulation
de déchets et une exposition accrue aux risques urbains. En outre, 94 % des enquêtés
déclarent ne pas avoir accès aux services d’une institution financière. L’étude conclut
que l’économie informelle contribue à la vitalité économique d’Arrah, mais participe également à une recomposition spatiale qui interpelle les politiques d’aménagement
et de gouvernances urbaines.
Mots-clés : Arrah ; économie informelle ; recomposition spatiale ; espace urbain ;
aménagement urbain.
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Auteur(s):
Kouamé Kossonou Frédéric SECRE, Paul GUEU.
N° Page : 94-112
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Christianisation et conflits religieux dans la Gold Coast précoloniale : le cas d’Assafa en pays Fanti (1849-1853)
Résumé de l'article
La présence des puissances européennes sur la Gold Coast à partir du XVe siècle, motivée par des intérêts commerciaux et coloniaux, s'est accompagnée de l'action des missions chrétiennes visant à diffuser le christianisme et les valeurs de la civilisation européenne. Toutefois, cette entreprise d'évangélisation suscita, dans plusieurs localités, des résistances qui dégénérèrent parfois en conflits religieux. Le village d'Assafa1, sur le littoral du pays Fanti, en fournit une illustration marquante entre 1849 et 18532. Cette étude a pour objectif de montrer que l’évangélisation en pays Fanti au XIXe siècle ne s’est pas déroulée sans heurts. Elle s'appuie sur des sources écrites dont les informations ont fait l'objet d'un classement thématique, d'un croisement et d'un recoupement en vue de leur exploitation historique. . Les résultats montrent que l'évangélisation et les résistances locales ont engendré un conflit religieux marqué par des destructions de biens. Ils révèlent également une profonde recomposition des rapports de pouvoir, caractérisée par l'affaiblissement de l'autorité religieuse et politique locale, l'humiliation des prêtres traditionnels et du souverain sacrificateur suprême de la divinité nationale, ainsi que par le renforcement de l'autorité coloniale et judiciaire britannique. Enfin, ils mettent en évidence l'accélération de la christianisation, matérialisée par la conversion de nombreux fidèles et serviteurs des divinités locales, ainsi que par l'implantation durable de la civilisation européenne à travers la création d'écoles et de chapelles. Mots clés : christianisation ; civilisation occidentale ; conflit religieux ; divinités locales ; pays Fanti, règlement
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Auteur(s):
SAGNON Ibrahima, OUMAROU Laminou, DE You Linda Laetitia.
N° Page : 113-128
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Tourisme balnéaire et gestion intégrée de l’économie bleue : défis et perspectives dans la ville de San pédro (Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
Le tourisme balnéaire (côtier et marin) représente au moins la moitié des dépenses
touristiques mondiales, soit plus de 5 500 milliards USD et environ 174 millions
d'emplois. Il devrait dépasser le pétrole et le gaz offshore et devenir le premier secteur
de l’économie océanique avant 2030 (E. Northrop et al, 2022). Bien que levier de
développement durable, le tourisme balnéaire, particulièrement à San Pedro, demeure
confronté à de nombreux défis découlant de sa faible intégration à l’économie bleue.
L’objectif de cette étude est d’analyser le rapport entre le tourisme balnéaire et la
gestion de l’économie bleue à San Pedro, à travers les défis et perspectives pour un
développement durable des espaces maritimes et côtiers. La méthodologie repose sur
une démarche mixte de type exploratoire, combinant une approche qualitative fondée
sur les entretiens semi-directifs et une approche quantitative issue d’enquêtes de
terrain, selon une logique d’analyse déductive. Les résultats font état d’un cadre
juridique et institutionnel existant mais faiblement appliqué, et de la catégorisation
des défis et perspectives selon les dimensions économiques (40%), socioculturelles
(34%) et environnementales (26%). En d’autres termes, les résultats de l’étude révèlent
la place primordiale accordée à la mise en œuvre d’une Gestion Intégrée des Zones
Côtières (GIZC) dans la quête d’une économe bleue prospère.
Mots clés : San Pedro, tourisme balnéaire, gestion intégrée, économie bleue,
développement durable, défis, perspectives.
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Auteur(s):
Ahou Wlibly Ferdinand-Marcelle TAÏ, Bazoumana DIARRASSOUBA.
N° Page : 129-145
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La collecte des déchets ménagers à la croisée des pratiques formelles et informelles dans la ville de Bouaké (Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
Depuis le sommet de Rio en 1992, la gestion des déchets dans les villes du Sud est devenue
une priorité absolue. Bouaké, à l'instar d'autres villes ivoiriennes, est confrontée à un
déficit d'assainissement qui menace le bien-être des populations, et pousse les acteurs
informels à remédier aux insuffisances du service public. Cette étude vise à analyser les
modalités de coexistence entre les pratiques formelles et informelles face aux défis d'une
synergie d’action pour l’assainissement durable de la ville Bouaké. La méthodologie
repose sur une recherche documentaire, des entretiens et un questionnaire auprès de 382
ménages. Les résultats révèlent une insuffisance publique, avec un taux de collecte officiel
de 65 %. Pour pallier ces carences, les populations recourent à la précollecte informelle.
Cependant, la marginalisation de ces acteurs bloque l'articulation de la filière et maintient
le déficit, malgré un fort potentiel.
Mots clés : Assainissement, déchets ménagers, pratiques formelles et informelles, Bouaké,
Côte d’Ivoire
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Auteur(s):
Yaya DIALLO, Abdou SENE, Oumar SY.
N° Page : 146-166
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Friches urbaines à Kolda (Sénégal) : entre potentiel de valorisation foncière et vulnérabilité aux inondations
Résumé de l'article
La croissance urbaine de Kolda se caractérise par une forte pression foncière et un
étalement spatial. Ainsi, les friches urbaines constituent des réserves foncières
susceptibles de contribuer à un développement urbain durable. Toutefois, leur
exposition aux risques d’inondation limite leur valorisation. Cet article analyse leur
répartition spatiale et leur potentiel de valorisation au regard des contraintes
environnementales. La recherche combine une revue documentaire, l’interprétation
d’images satellitaires, des enquêtes auprès de 46 ménages riverains et des entretiens
avec les acteurs de la gestion foncière, ainsi que des observations de terrain. Les
résultats montrent que les friches couvrent une superficie de 145,51 ha, dont 74 %
présentent un potentiel de valorisation. Les principales contraintes sont les conflits
fonciers (28 %), le manque de financement (26 %), les inondations (24 %) et l’absence
d’aménagement (22 %). L’étude préconise l’intégration de la géomatique dans leur
valorisation pour un urbanisme durable et résilient.
Mots-clés : Kolda, friches urbaines, géomatique, potentiel de valorisation,
vulnérabilité, inondations.
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Auteur(s):
YÉO Siriki.
N° Page : 167-182
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Sites miniers abandonnés et développement rural : contraintes et opportunités pour tortiya (Centre-Nord de la Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
L’exploitation diamantifère a durablement remodelé les paysages et les activités de
Tortiya surtout après le retrait des opérateurs miniers en 1975. À partir de 1976,
l’exploitation artisanale et semi-artisanale sous le contrôle de l’administration minière
a eu lieu jusqu’en 2002, date de déclenchement de la crise militaro-politique de
septembre 2002. De 2002 à 2011, les sites miniers de Tortiya ont été pillés par les
rebelles présents dans cette ville minière. Après la crise post-électorale, les populations
ont progressivement réinvesti les lieux à des fins agricoles. Les sites abandonnés suite
à l’extraction du diamant n’ont pas fait l’objet de restauration préalable et les risques
hérités de l’extraction n’ont pas non plus disparu. Cette étude vise à analyser les
contraintes et les possibilités de reconversion rurale de l’ancien camp minier de
Tortiya. La méthodologie utilisée dans cette recherche s’appuie sur une recherche
documentaire, des observations directes, des entretiens et une enquête menée auprès
de 152 exploitants agricoles recensés sur le site diamantifère de Tortiya. Les principaux
résultats obtenus dans le cadre de cette étude mettent d’abord en évidence une
recolonisation agricole portée par 52 % de femmes essentiellement dans le maraîchage
et 48 % d’hommes entretenant des vergers d’anacardiers et certains associent l’élevage
à leurs activités. Ils montrent en outre que les sols remaniés, les excavations, les eaux
stagnantes et l’incertitude foncière limitent cette mise en valeur, 94 % des enquêtés
jugent les fosses dangereuses aussi bien pour les personnes que pour les animaux en
pâturage. Enfin, 87,5 % des exploitants estiment qu’une valorisation agricole et
piscicole reste possible, à condition de restaurer et de sécuriser les sites. La
reconversion de l’après-mine apparaît ainsi envisageable, mais elle suppose des
analyses des sols et des eaux, un zonage des usages et une gouvernance associant les communautés locales aux décisions.
Mots-clés : exploitants agricoles, développement rural, gouvernance, reconversion,
sites miniers, restauration.
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Auteur(s):
Brahima KABA, Moussa KABA, Oumar DOUMBOUYA.
N° Page : 183-201
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Migration, urbanisation et inégalités sociales dans la Préfecture de Siguiri : repenser les politiques d’aménagement pour une inclusion équitable
Résumé de l'article
Cette étude analyse l’interaction entre la migration climatique, l'urbanisation rapide et
les inégalités sociales dans la préfecture de Siguiri. La migration climatique, exacerbée
par les changements environnementaux (sécheresses, inondations et dégradation des
terres), entraîne un afflux de la population rurale de Siguiri vers le centre urbain,
souvent dans des conditions précaires. Ce phénomène d'urbanisation accélérée génère
des disparités sociales croissantes, avec un accès inégal aux ressources et aux services
de base (logement, eau potable, santé, éducation). Cette situation crée une stratification
sociale où les migrants climatiques se retrouvent souvent dans des quartiers informels,
avec peu de possibilités d'intégration économique et sociale. Pour ce faire, en
combinant des démarches épistémologiques, géographiques, sociologiques et
historiques, la recherche se donne pour ambition, à travers des enquêtes de terrain et
le croisement de cette documentation avec la méthode discursive, de renforcer la
résilience des communautés urbaines tout en favorisant l'intégration des migrants
dans un environnement urbain plus juste et durable. Les résultats montrent qu’il y a
une intensification des mobilités à Siguiri. De plus, l’urbanisation s’accélère, avec une
extension de l’habitat précaire. Cela favorise une recomposition des inégalités sociales
en créant un déficit de gouvernance territoriale.
Mots clés : Inégalités sociales, Migration, Politiques d'aménagement, Siguiri,
Urbanisation.
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Auteur(s):
DOSSO Faloukou, KOUAKOU Koffi Landry.
N° Page : 227-245
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De l’écologie intégrale « bourgienne » : entre démocratie écologique et nouvelle civilisation durable
Résumé de l'article
Face à la crise écologique globale et systémique actuelle, les modèles de
développement fondés sur la croissance illimitée et l’anthropocentrisme exclusif
apparaissent insoutenables. Dans ce contexte, Dominique Bourg réinvestit le concept
d’« écologie intégrale » en vue de proposer une alternative aux dérives productivistes
et aux réponses sectorielles et technocratiques. Cet article analyse la spécificité, la
pertinence et la portée de l’écologie intégrale théorisée par Dominique Bourg. Il
questionne ses fondements éthiques, économiques, politiques et épistémologiques.
La démarche articule exégèse des œuvres majeures de Bourg, approche systémique
des interactions entre biosphère, économie et gouvernance, et perspective
prospective sur les transitions vers une durabilité forte. Les résultats montrent que
l’écologie intégrale bourgienne se distingue des approches religieuses ou strictement
scientifiques et se présente comme une ontologie relationnelle inscrivant l’humanité
dans une biosphère finie et interconnectée. Elle implique une refondation
économique fondée sur la durabilité forte, l’« économie permacirculaire », le
dépassement du productivisme et des indicateurs exclusivement centrés sur le PIB.
Elle appelle également une transformation démocratique intégrant responsabilité,
précaution, sobriété, temps long et prise en compte des non-humains. Ainsi,
l’écologie intégrale de Dominique Bourg constitue un projet philosophique et
politique global visant à refonder les rapports entre l’humanité, l’économie et la
biosphère en vue d’une civilisation durable.
Mots clés : Démocratie écologique, Écologie intégrale, Humanisme élargi,
Responsabilité, Sobriété.
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Auteur(s):
Baba DIARRA, Cheikh Tidiane WADE.
N° Page : 246-266
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Évaluation des risques sanitaires et environnementaux de quelques pesticides utilisés au Sénégal : analyse critique de l’homologation et de la dangerosité des matières actives
Résumé de l'article
Au Sénégal, l'intensification agricole et pastorale s'accompagne d'une utilisation
massive de pesticides chimiques de synthèse. Malgré l'existence de cadres
réglementaires régionaux, le marché informel approvisionne les producteurs en
spécialités obsolètes ou non homologuées. Cette étude évalue les risques sanitaires et
environnementaux liés aux matières actives des pesticides distribués au Sénégal. Une
approche combinant revue documentaire et consultations des parties prenantes a
permis d'analyser 33 pesticides commerciaux. Leurs profils toxicologiques ont été
évalués selon les classifications de l'OMS (2019) et du Système Général Harmonisé
(SGH). Sur les 33 pesticides identifiés, seuls 10 bénéficient d’une homologation par le
Comité Sahélien des Pesticides (CSP), tandis que 23 circulent illégalement. Ces
produits intègrent 28 matières actives, dont 8 sont formellement interdites en Union
Européenne pour leur écotoxicité. Paradoxalement, un produit classé "Très
dangereux" (Classe Ib) est homologué par le CSP, tandis que 5 produits de classe U
(faible risque aigu) demeurent hors circuit officiel. La prévalence de produits non
homologués et hautement toxiques expose les producteurs de la zone des Niayes et
des bassins pluviaux à de graves risques sanitaires, tout en accélérant la dégradation
des écosystèmes sahéliens et soudaniens.
Mots-clés : Pesticides, Risque sanitaire, Écotoxicité, Homologation, agriculture,
Sénégal.
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Auteur(s):
SYLLA Yaya.
N° Page : 267-280
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Risques sanitaires liés à la précarité des toilettes publiques dans les gares routières : cas de la commune d’Adjamé (Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
La santé des populations constitue une préoccupation majeure pour les organisations
internationales et nationales. Dans ce contexte, la commune d’Adjamé est confrontée
à de nombreux défis environnementaux, notamment en matière de gestion des dé
chets et de salubrité des espaces publics. La dégradation des toilettes publiques, en
particulier dans les gares routières, expose aussi bien les habitants que les visiteurs à
d’importants risques sanitaires. Cette étude vise à identifier les risques sanitaires liés
à la gestion des toilettes publiques dans les gares routières de la commune d’Adjamé
et à formuler des recommandations pour améliorer la situation. La méthodologie
adoptée repose sur une revue documentaire pour la collecte des données secondaires,
des enquêtes de terrain, une observation directe de l’environnement des toilettes dans
les gares routières, ainsi que des entretiens avec les gestionnaires et des question
naires administrés aux usagers. Les résultats montrent que les normes d’hygiène re
commandées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF ne sont pas
respectées dans plusieurs toilettes publiques des gares routières d’Adjamé. Ce qui en
traîne des risques sanitaires chez les usagers des gares routières d’Adjamé qui ont re
cours à celles-ci. En effet, ceux-ci développent des pathologies, avec une prédominance
des infections urinaires, qui touchent 41 % des usagers enquêtés (165 personnes). Les
autres types d’infections (dermatologiques) concernent 30 % de l’échantillon, soit 124
usagers. Enfin, les affections cutanées et les diarrhées représentent respectivement 16
% (62 cas) et 13 % (51 cas) de l’ensemble des personnes interrogées. Ces données met
tent en évidence une vulnérabilité sanitaire majeure liée à l'utilisation des toilettes pu
bliques dans les gares routières de la commune d’Adjamé. Face à ces constats, plu
sieurs solutions durables apparaissent nécessaires. Il convient en priorité de renforcer les infrastructures sanitaires par la réhabilitation des toilettes dégradées, l’installation
de dispositifs de lavage des mains, l’approvisionnement régulier en eau et la mise en
place de systèmes modernes d’évacuation des eaux usées. Ces mesures permettraient
d’améliorer les conditions d’hygiène et de réduire les risques sanitaires dans les gares
routières de la commune d’Adjamé.
Mots-clés : Côte d’Ivoire, Adjamé, risques sanitaires, toilettes publiques, gares rou
tières.
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Auteur(s):
ZAN Bi - Claude Évariste, OUMAROU Laminou.
N° Page : 281-304
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Menaces anthropiques sur les sites de nidification de tortues marines à Mani-Béréby (Grand Béréby, Sud-ouest de la Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
Cette étude analyse les menaces anthropiques pesant sur les sites de nidification des
tortues marines à Mani-Béréby (Grand-Béréby, Côte d’Ivoire). Espèces
emblématiques et vulnérables, les tortues jouent un rôle écologique majeur dans les
écosystèmes littoraux tropicaux. Leurs sites de ponte subissent de fortes pressions.
L’étude adopte une approche socio-territoriale qualitative, mobilisant la Political
ecology et la Green criminology, pour analyser les menaces comme des dynamiques
sociales et économiques. Les données proviennent de 20 acteurs locaux, par
entretiens, observations nocturnes et analyse documentaire. En matière de menaces,
les résultats révèlent la prédominance de la pêche artisanale, suivie du braconnage,
du tourisme perturbateur et de la pollution. L’étude recommande un zonage
écologique participatif, la gestion des déchets, la sensibilisation, le renforcement des
écogardes et des alternatives économiques durables, articulant conservation et justice
sociale.
Mots-clés : Mani-Béréby, Menaces anthropiques, Sites de nidification, Tortues
marines, Conservation écologique, Justice sociale.
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Auteur(s):
Akotto Urich Odilon ASSI.
N° Page : 305-321
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Menaces anthropiques sur les sites de nidification de tortues marines à Mani-Béréby (Grand Béréby, Sud-ouest de la Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
La sous-préfecture de Soubré constitue l’un des principaux bassins agricoles de la Côte
d’Ivoire, notamment grâce à la culture du cacao, de l’hévéa et du palmier à huile. Dans
cet espace marqué par une forte pression foncière et une transformation continue des
paysages ruraux, les femmes jouent un rôle essentiel dans l’économie de plantation,
en tant qu’épouse ou aide ou exploitante directe dans des champs. Cependant, les
questions d’accès des femmes aux terres agricoles et les types de cultures qui sont les
plus pratiquées par celles-ci, demeurent peu étudiée au regard des mutations de
l’occupation du sol dans cette localité. Cet article analyse l’impact de l’expansion des
cultures de rente et de la pression foncière sur le niveau d’accès des agricultrices à la
terre dans la sous-préfecture de Soubré. L’étude s’appuie sur une approche mixte
associant l’analyse documentaire, les enquêtes de terrain et l’exploitation des données
spatiales. Les résultats révèlent une régression significative des formations forestières
au détriment des surfaces agricoles. En effet, la superficie de la forêt a drastiquement
chuté, passant de 30 182,069 hectares (48,99 %) en 1990 à seulement 955,03 hectares
(1,55 %) en 2023 au profit de l’expansion des plantations pérennes. Les femmes
participent activement à cette dynamique à travers l’exploitation indirecte de cultures
pérennes et à la pratique de culture vivrière. Mais, la sécurisation foncière des terres
agricoles en faveur des femmes, demeure encore précaire pour 84% d’entre-elles,
malgré leurs fortes implications dans l’agriculture. Cette précarité dans la sécurisation
des terres agricoles des agricultrices de Soubré contraigne 89% des femmes à se limiter
à des cultures de moins de 12 mois.
Mots-clés : Occupation du sol, économie de plantation, femmes rurales, foncier rural,
Soubré
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Auteur(s):
KOUAME Akissi Marie-Noëlle.
N° Page : 322-340
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Perceptions de la chefferie et des populations liées à l’orpaillage illégal et risques sanitaires dans la tribu de Djran, département de Bocanda (Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
L'orpaillage illégal connaît, en Côte d'Ivoire, une expansion rapide qui transforme les
rapports que les communautés rurales entretiennent avec leur environnement et leur
santé. Cet article analyse les perceptions de la chefferie et des populations de la tribu
de Djran (Bocanda) relatives aux risques sanitaires associés à cette activité. À partir
d'un corpus qualitatif de vingt-cinq entretiens semi-directifs menés auprès de
notables, d'orpailleurs, d'agriculteurs, d'agents de santé et de jeunes, l'étude met en
évidence une perception collective de vulnérabilité articulée autour de la dégradation
des terres, de la pollution de l'eau, de l'exposition au mercure et des risques corporels
du travail minier, ainsi qu'un recours aux soins souvent tardif. Elle plaide pour une
action conjointe entre chefferie, services de santé et autorités locales.
Mots clés : orpaillage illégal ; risques sanitaires ; vulnérabilité socio-environnementale
; représentations sociales ; chefferie traditionnelle ; gouvernance coutumière.
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Auteur(s):
GAHIÉ Gnantin Mathias, KOFFI Yao Julien, LOUKOU Alain François.
N° Page : 341-352
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Appropriation du numérique dans la région du Cavally (ouest de la Côte d’Ivoire) : obstacles et initiatives locales
Résumé de l'article
Située à l’extrême Ouest de la Côte d’Ivoire, la région du Cavally s’inscrit dans un
contexte national de transformation digitale impulsée par le Plan National de
Développement 2021-2025 et la Stratégie Côte d’Ivoire numérique 2030. Toutefois,
cette ambition se heurte à des réalités locales marquées par des fragilités
structurelles, des inégalités d’accès aux technologies et une faible culture numérique.
L’étude vise à analyser les défis liés à la transformation numérique dans la région du
Cavally tout en mettant en exergue les dynamiques locales. Sur le plan
méthodologique, la recherche adopte une approche mixte combinant l’analyse
documentaire (rapports du Conseil régional, études de l’ANSUT et de l’ARTCI) et les
enquêtes de terrain menées entre 2022 et 2024 auprès de 65 acteurs locaux (agents
administratifs, entrepreneurs numériques, responsables communautaires et jeunes
connectés). Les résultats montrent que, malgré la faiblesse des infrastructures et la
persistance d’inégalités territoriales, la région du Cavally connaît une appropriation
progressive du numérique à travers des initiatives locales : plateformes interactives
de radios communautaires, petits commerces digitaux et projets scolaires connectés.
Ces innovations endogènes révèlent une volonté d’adaptation du numérique aux
réalités socioculturelles locales. L’étude conclut que le numérique, bien qu’encore
inégalement diffusé, devient progressivement un facteur de cohésion sociale et de
résilience territoriale dans le Cavally.
Mots-clés : Cavally, gouvernance territoriale, fracture digitale, innovation endogène,
développement local.
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Auteur(s):
KOUAME N’Guessan Marie Mireille, FADIGA Mahamadou Bascot.
N° Page : 353-365
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De la donnée satellite à la décision : conception d’un système intégré de résilience urbaine face aux inondations à Cocody (Abidjan, Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
Abidjan, et tout particulièrement Cocody, se retrouve chaque année confrontée aux
mêmes scènes : de fortes pluies, des rues transformées en torrents, des quartiers
entiers inaccessibles. Les inondations y sont devenues une habitude lourde de
conséquences, frappant durement l’habitat, entravant la circulation et mettant en
danger les habitants des zones basses. Face à cela, la gestion du risque reste
largement dans une logique d’urgence : on constate les dégâts, puis on agit.
Autrement dit, on subit bien plus qu’on n’anticipe. C’est précisément sur ce point
que cet article apporte une réponse concrète. Il présente SADRU, un système d’aide à
la décision pensé pour la résilience urbaine, qui repose sur l’intégration de trois
technologies complémentaires : la télédétection par satellite, l’Internet des objets et la
visualisation 3D sous système d’information géographique. L’objectif de cette étude
est de transformer des données brutes en informations utilisables directement par les
autorités communales, que ce soit pour prévenir, alerter ou organiser la réponse.
Concrètement, le dispositif s’appuie sur un modèle numérique de terrain SRTM et
sur des données pluviométriques CHIRPS, traités dans le cloud via Google Earth
Engine. Les enquêtes de terrain et les observations durant la saison pluvieuse de Mai
à juillet 2026 ont permis de mettre en place un système SADRU. Les résultats
confirment une concentration du risque le long du littoral et dans les bas-fonds de
Cocody, des secteurs qui correspondent, sans surprise, aux zones historiquement les
plus touchées. L’étude démontre surtout qu’une telle chaîne de traitement est
techniquement réalisable, et ce en n’utilisant que des données ouvertes et des outils
libres, ce qui n’est pas un mince avantage dans un contexte où les moyens restent
limités. Mots-clés : télédétection ; système d’information géographique ; Internet des objets ;
Cocody ; Google Earth Engine et inondation.
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Auteur(s):
KONATÉ Abdoulaye, YEO Navanhan, YEO Watagaman Paul.
N° Page : 366-386
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Commercialisation des dérivés du palmier à huile et autonomisation des femmes dans la sous préfecture d’Okrouyo (sud-ouest, Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
La Côte d'Ivoire, première productrice africaine d'huile de palme, tire une part
importante de son économie rurale de cette culture. Dans la région de la Nawa, plus
spécifiquement dans la sous-préfecture d'Okrouyo, la transformation et la
commercialisation des dérivés du palmier à huile constituent une activité majeure,
largement dominée par les femmes. L'objectif de cette étude est d'analyser la
contribution de cette activité à l'autonomisation économique et sociale des femmes dans
la sous-préfecture d'Okrouyo. La méthodologie repose sur une approche mixte. Un
échantillonnage par choix raisonné a permis de sélectionner 100 femmes exerçant dans
la transformation et la commercialisation des dérivés du palmier à huile. L'enquête
quantitative a été réalisée à l'aide de questionnaires, complétée par des entretiens semi
directifs auprès de responsables de groupements féminins et d'autorités locales. Une
observation directe sur le marché d'Okrouyo a permis de décrire les circuits de
distribution. Les résultats montrent que les principaux produits commercialisés sont
l'huile rouge, l'huile de palmiste, le savon noir et les amandes. Pour 80 % des enquêtées,
cette activité constitue la principale source de revenus et contribue significativement à la
prise en charge des dépenses familiales, à la scolarisation des enfants et au renforcement
de leur pouvoir de décision au sein du ménage. Toutefois, des contraintes persistent :
manque de financement, difficultés de transport, faible organisation coopérative et forte
concurrence. Ainsi, la commercialisation des dérivés du palmier à huile apparaît comme
un véritable levier d'autonomisation des femmes à Okrouyo.
Mots-clés : autonomisation des femmes, commercialisation, Côte d'Ivoire, dérivés,
palmier à huile, Okrouyo.
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Auteur(s):
GBOCHO Yapo Antoine, ZOMBO Jean Philippe, KOBENAN Aboidji Hamed.
N° Page : 387-401
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Problématique de l’accès aux soins de santé dans un contexte de croissance démographique accélérée dans la ville de San Pedro (sud-ouest, Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
La ville de San Pedro connaît une croissance démographique rapide alimentée par la
natalité et les immigrations. Cela met le système de santé sous pression, car l'offre de
soins évolue arithmétiquement alors que les besoins de la population évoluent
exponentiellement. Cet article a pour objectif d’analyser l’impact de la croissance
démographique sur l’accès aux soins de santé dans la ville de San Pedro. Pour
atteindre l’objectif de cette étude, la méthodologie a reposé sur l’exploitation des
données issues de l’Institut National de la Statistique (INS), de la direction du district
sanitaire de San Pedro, du centre de surveillance épidémiologique et des différents
centres de santé de San Pedro. Ces données ont été complétées par une enquête par
questionnaire réalisée auprès de 453 chefs de ménage issus de 10 quartiers de la ville
de San Pedro. Les résultats révèlent un important déséquilibre entre l’offre et la
demande de soins dans la ville de San Pedro. Les structures sanitaires sont
insuffisantes, inégalement réparties et de plus en plus éloignées des populations. À
cela s’ajoute un déficit en personnel de santé ainsi qu’une insuffisance des
équipements médicaux essentiels. Ce déséquilibre affecte négativement la qualité des
soins, caractérisée par de longues durées d’attente, une qualité de consultation jugée
insuffisante, ainsi qu’un plateau technique peu performant. Enfin, ces difficultés
modifient les comportements de recours aux soins, entraînant une fréquentation
accrue des tradipraticiens et des camps de prières, ainsi qu’une médication
inappropriée.
Mots-clés : Accès aux soins de santé, Croissance démographique, Ville de San Pedro
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Auteur(s):
SOGBOU-ATIORY Badjo Julienne, AKROMAN Charles Aristide Kacou.
N° Page : 402-419
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Analyse de l’influence des variables sociodémographiques sur le revenu des productrices salines de la Sous-préfecture Jacqueville (sud de la Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
Les revenus issus de la production artisanale de sel marin dans la sous-préfecture de
Jacqueville varient d’une productrice à l’autre, soulevant la question des facteurs
susceptibles d’influencer leur performance économique. Cette étude analyse
l’influence des caractéristiques sociodémographiques des productrices, sur les revenus
tirés de cette activité. Une approche quantitative basée sur une enquête par
questionnaire avec 80 productrices sélectionnées aléatoirement, a été adoptée. Une
analyse bivariée a permis de mesurer l’intensité et la significativité des relations entre
variables. Il ressort que plusieurs facteurs influencent le revenu notamment le statut
matrimonial, la taille du ménage et la diversification des activités. Dans un échantillon
dont l’âge moyen de 54,5 ans, la diversification des activités apparaît comme le facteur
le plus déterminant, avec un revenu médian de 150 000 FCFA contre 100 000 FCFA, p
< 0,001), suivie de la taille du ménage (ρ = 0,390, p < 0,001) et du statut matrimonial
(H = 18,22, p < 0,001). En analyse multivariée, l’âge est associé à une baisse du revenu
(coefficient = -1 157 FCFA par année, p = 0,002), le modèle expliquant 48,4 % de la
variance du revenu (R² ajusté = 45,6 %). En analyse multivariée, l’âge est associé à une
baisse de revenu. Ces résultats montrent que la réussite économique des productrices
repose davantage sur la diversification des activités que sur la seule production.
Mots clés : Jacqueville, influence, sociodémographiques, sel marin, revenu des
productrices, contribution socioéconomique.
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Auteur(s):
Atsé Laudose Miguel ELEAZARUS .
N° Page : 420-432
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L’usage des routes non revêtues dans la ville de Daloa au centre-ouest de la Côte d’Ivoire : entre mobilités et commerces
Résumé de l'article
A l’image de la plupart des villes d’Afrique subsaharienne, le réseau viaire à Daloa se
particularise par la cohabitation des routes revêtues et non revêtues. Destinées
principalement à assurer la mobilité des personnes et des biens, à faciliter l’accessibilité
des espaces économiques et de services, et à contribuer à la structuration des espaces
urbains, ces routes servent toutefois de cadres d’exercice de commerces et de services
divers. Cette étude analyse les logiques de la dualité fonctionnelle assignée aux routes
non revêtues dans la ville. La recherche a fait appel à l’entretien semi-directif auprès
des gestionnaires du système de transport, à l’observation des pratiques citadines dont
fait l’objet les routes non revêtues et à un questionnaire auprès des acteurs des
commerces et services à l’effet de comprendre les logiques de l’occupation des routes
non revêtues. Les résultats montrent qu’au-delà de leur fonction de mobilité et
d’accessibilité, les routes non revêtues à Daloa servent d’espace-support au
développement de commerces et de services divers dans la volonté pour les acteurs
d’être vus par les passants (55%) et dans la quête d’un espace attractif suscité par la
densité de la population (36%).
Mots clés : Daloa, mobilités, commerces, routes non revêtues, usage.
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Auteur(s):
SOUAMY-LEGRAND Joseph Edmé, MALOUONO-LIVANGOU Marina Lyonel, MANIAKA Fred William.
N° Page : 433-446
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Les enjeux climatiques de l’urbanisation pour les villes du XXIe siècle: étude de cas de la commune de Bacongo dans l’agglomération de Brazzaville
Résumé de l'article
L’urbanisation rapide des villes Congolaise, constitue désormais un facteur de
transformation des conditions climatiques locales. La présente étude analyse les enjeux
liés aux changements climatiques en matière de gestion urbaine dans l’une des
communes de la ville de Brazzaville. Il est question de montrer de façon générale, à
travers le fait urbain, le rôle que joue la ville dans la modulation du climat aux échelles
locale en s’intéressant aux politiques d’aménagement urbain. Des politiques
d’aménagement qui, dans la plus part de cas, ne sont pas souvent motivées par la
volonté de réduire les impacts de la ville sur le climat urbain en adoptant des
aménagements aptes à garantir la résilience des villes. La méthodologie adoptée est
basée sur les analyses statistiques des données issues des images de la série Landsat
(capteur TM, ETM+ et OLI) sur une période allant de 1987 à 2020, ainsi que sur des
enquêtes de terrain. Les résultats du traitement et des analyses des données montrent
que la dynamique urbaine de Bacongo pour les trois dates retenues (1987-2000 ; 2000
2013 ; 2013-2020) a des taux moyens annuels d’expansion spatiale positive soit +0,63%
et +0,59% en 13 ans, + 0,41% en ans. Les observations de terrain ont montré que la
réalisation des nouvelles zones urbaines aménagées et réaménagées dans ladite
commune ne prend pas trop en compte les règles de mesure de lutte contre le
phénomène d’ilot de chaleur urbain (ICU).
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Auteur(s):
BIGOUMOU MOUNDOUNGA Guy Obain.
N° Page : 447-461
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L’approvisionnement en eau à Libreville au Gabon : de la rareté à la débrouillardise
Résumé de l'article
Libreville n’est pas épargnée par les problèmes d’approvisionnement en eau que
connaissent les villes du sud. Après trois décennies d’intervention dans la ville
coloniale puis postcoloniale, le réseau public ne parvient plus à satisfaire
convenablement les différents arrondissements de la capitale gabonaise. L’objectif visé
est de montrer les conséquences d’un système d’approvisionnement défaillant dans la
couverture d’une ville et son agglomération. L’étude repose sur l’hypothèse selon
laquelle l’incapacité du réseau public à satisfaire les besoins en eau de la population a
réduit la couverture sur l’ensemble des arrondissements de la ville. Une approche
méthodologique basée sur la recherche documentaire, l’observation directe, le
questionnaire et des entretiens semi-directifs a été nécessaire pour rassembler les
données utiles à cette étude. Les résultats montrent l’obsolescence et l’incapacité du
réseau public à satisfaire les besoins de la population. Cette étude basée sur un
échantillon total de 1450 personnes met en lumière les stratégies de contournement
déployées par les habitants parmi lesquelles les forages occupent 36,76% et la voiture
particulière est utilisée à 35,31%.
Mots clés : Libreville, approvisionnement, eau potable, réseau public, mode de
transport, urbanisation.
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Auteur(s):
COULIBALY Kadiatou, FOFANA Issa, DOGONI Yacouba.
N° Page : 462-477
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Insuffisance du système d’évacuation des eaux usées ménagères dans le secteur de Bankoni Zékénékorobougou à Bamako, Mali
Résumé de l'article
La gestion des eaux usées domestiques figure parmi les problématiques
environnementales et socio-sanitaires les plus préoccupantes dans les Capitales des
pays en développement, notamment en Afrique. Dans la ville de Bamako où
seulement 6% des flux d’eaux usées domestiques étaient traités en 2022, le quartier
de Bankoni Zékénékorobougou éprouve des difficultés d’évacuation des eaux usées
ménagères dues à l’insuffisance de réseau d’égout. Ainsi, cet article vise à analyser
les facteurs liés à l’insuffisance du système d’évacuation des eaux usées ménagères à
Bankoni Zékénékorobougou. Pour l’atteindre, nous avons adopté une approche
mixte qui combine le questionnaire, l’entretien et l’analyse de contenu qualitative.
Les résultats ont mis en exergue les facteurs techniques, institutionnels, socio
économiques et géographiques liés à l’urbanisation rapide et anarchique qui
résultent de l’évacuation difficile des eaux usées dans les rues dont leurs impacts
sociaux, environnementaux et sanitaires sont visibles.
Mots clés: Bankoni Zékénékorobougou, eaux usées domestiques, évacuation,
insuffisance, système.
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Auteur(s):
Fatou FAYE, Aliou BALDE, Oumar SALL, Ibra FAYE, Henri Marcel SECK.
N° Page : 478-490
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Dynamique de l’occupation des sols et étalement urbain dans les communes de Kolda et de Dioulacolon (Haute-Casamance, Sénégal) entre 1978 et 2025
Résumé de l'article
Depuis la réforme territoriale de 2013 (Acte 3 de la décentralisation), la commune de
Kolda, chef-lieu de la région de Haute-Casamance, connaît une urbanisation rapide
qui déborde largement ses limites administratives au détriment de la commune rurale
voisine de Dioulacolon. Cet article analyse la dynamique de l’occupation des sols et
l’étalement spatial du bâti dans ces deux communes limitrophes entre 1978 et 2025, à
partir d’une approche diachronique combinant télédétection et enquêtes de terrain.
Les données mobilisées sont issues d’images satellitaires Landsat (MSS 1978, TM 1990,
OLI-TIRS 2025), complétées par 265 enquêtes ménages menées dans quatre quartiers
périphériques (Saré Moussa, Sinthiang Tountourou, Cité Régionale, Afia). Les
résultats montrent une progression continue des surfaces bâties, passant de 1 393,7 ha (7,73 %) en 1978 à 2 544,3 ha (14,02 %) en 1990 puis 2 715,7 ha (14,97 %) en 2025, soit
un taux d’accroissement de 89,28 % entre 1990 et 2025, au détriment des zones de
culture qui reculent de 53,67 % à 24,54 % de la superficie totale sur la même période.
Cette croissance spatiale, portée par l’accroissement démographique, l’exode rural et
l’installation d’équipements structurants comme le Centre Universitaire de Kolda,
engendre une pression foncière croissante et une fragmentation des espaces
périphériques de Dioulacolon. L’étude conclut sur la nécessité d’une gouvernance
foncière concertée, notamment à travers une coopération intercommunale, pour
encadrer cette dynamique d’étalement urbain.
Mots-clés : Occupation des sols, Etalement urbain, Télédétection, Gouvernance
foncière.
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Auteur(s):
Koffi Bertrand YAO.
N° Page : 491-508
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Dynamiques migratoires et agricoles dans la recomposition de la gouvernance foncière à Gabiadji (sud-ouest ivoirien)
Résumé de l'article
Dans le Sud-Ouest ivoirien, les migrations agricoles et le développement de
l’économie de plantation ont profondément transformé les modalités d’accès,
d’usage et de sécurisation de la terre. Cet article analyse les effets des dynamiques
migratoires et agricoles sur la recomposition de la gouvernance foncière dans la sous
préfecture de Gabiadji. L’étude repose sur une recherche documentaire, des
entretiens auprès d’acteurs administratifs et coutumiers et une enquête par
questionnaire menée auprès de 80 chefs d’exploitation agricole répartis dans quatre
localités. Les données quantitatives ont fait l’objet d’un traitement statistique
descriptif, complété par une analyse de contenu des données qualitatives. Les
résultats mettent en évidence un peuplement agricole diversifié : 75 % des
exploitants enquêtés sont ivoirien et 1,7 % sont originaires de pays de la
Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Sur le plan
productif, l’hévéa occupe désormais une place prépondérante, tandis que 80 % des
exploitants disposent de superficies comprises entre 1 et 5 ha. Cette recomposition de
l’économie de plantation s’accompagne d’une diversification des stratégies de
sécurisation foncière. Le marquage des limites des champs constitue la principale
pratique (51,6 %), devant le recours aux documents administratifs (35,8 %), la
reconnaissance communautaire (10,5 %) et la mise en valeur de la terre (2,1 %). Ces
résultats montrent que la gouvernance foncière à Gabiadji repose sur la coexistence
de mécanismes locaux de reconnaissance des droits et de pratiques de formalisation
administrative. Ils révèlent ainsi l’émergence d’une gouvernance foncière hybride
caractéristique de la recomposition d’un ancien front pionnier agricole.
Mots-clés : migration agricole ; économie de plantation ; gouvernance foncière ;
sécurisation foncière ; Gabiadji ; Côte d’Ivoire.
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Auteur(s):
AYEMOU Anvo Pierre, KOUAKOU Kouamé Serge, APPIA Épse Niangoran Edith Adjo.
N° Page : 509-522
|
AYEMOU Anvo Pierre, KOUAKOU Kouamé Serge, APPIA Épse Niangoran Edith Adjo
Résumé de l'article
La couverture vaccinale constitue un indicateur majeur de performance des systèmes
de santé et un levier essentiel de prévention des maladies infectieuses. Malgré les
progrès réalisés à l’échelle mondiale, des inégalités persistantes limitent l’atteinte des
objectifs de santé publique. Cette contribution analyse les déterminants de la faible
couverture vaccinale dans les districts sanitaires du sud et du nord-est de la ville de
Bouaké. La collecte des données s’appuie sur la consultation des ouvrages généraux
en lien avec la thématique et d’ouvrages spécifiques liés aux aspects de la couverture
sanitaire et les perceptions des populations dans les activités de vaccination dans les
services de santé. Un questionnaire a été administré à 401 chefs de ménage. Le guide
d’entretien a servi pour les responsables des Programmes Elargis de Vaccination
(PEV). Les résultats de l’étude montrent que 53% des participants évoquent le manque
de motivation comme la principale raison de non-respect de la vaccination et 56% des
mères de moins de 20 ans sont celles qui ne terminent pas le programme de
vaccination. Ces paramètres constituent un handicap pour une couverture vaccinale
régulière dans les districts sanitaires du sud et du nord-est de la ville de Bouaké.
Mots clés : Bouaké, couverture, vaccination, déterminants, santé.
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Auteur(s):
MAHAMADOU MOUDI Rachid, MAHAMAN MOUSTAPHA Lamine, OUMAROU Issoufou, SOULEY Kabirou.
N° Page : 523-548
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Impacts des changements climatiques sur les systèmes de production et les moyens d’existence dans les Communes Rurales de Dogo, Koleram et Tirmini (Région de Zinder, Niger)
Résumé de l'article
Les changements climatiques constituent une contrainte majeure pour les systèmes de
production et les moyens d’existence des populations rurales des communes de Dogo,
Kolleram et Tirmini, dans la région de Zinder au Niger. Cet article analyse, à partir d’une
approche combinant les données quantitatives et les informations qualitatives, les
principaux effets perçus sur l’agriculture, l’élevage, les ressources naturelles et les
conditions socio-économiques des ménages. Les résultats montrent que 91,3 % des
ménages déclarent subir des effets sur leur production agricole. La baisse des rendements
(77,4 %), la dégradation des sols (64,6 %), la baisse de leur fertilité (56,6 %) et les pertes de
récoltes supérieures à 50 % (56,2 %) figurent parmi les principales conséquences. Dans
l’élevage, le manque de pâturage (69,8 %), les maladies animales (55,2 %) et la mortalité
du cheptel (43,4 %) sont particulièrement préoccupants. La dégradation du capital naturel
se manifeste également par la régression du couvert végétal (49,5 %) et la réduction des
pâturages (45,7 %). Ces perturbations se transmettent aux moyens d’existence, avec
notamment une insécurité alimentaire déclarée par 39,6 % des ménages et une
vulnérabilité différenciée selon les communes. L’étude montre ainsi que le changement
climatique agit comme un facteur multiplicateur des vulnérabilités existantes et appelle
des réponses territorialisées associant adaptation agricole, restauration des terres,
sécurisation des ressources pastorales et diversification des moyens d’existence.
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Auteur(s):
AUDRON Berchmans Giraldo, M’BOUKA MILANDOU Idriss Auguste Williams.
N° Page : 549-572
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Influence des contraintes géomorphologiques sur l’aménagement des équipements publics de santé à Brazzaville : cas des sites des CSI Domaine et Mpio, dans l’arrondissement 9 Djiri (République du Congo)
Résumé de l'article
L'arrondissement 9 Djiri, au nord de Brazzaville, fait face à une croissance
démographique fulgurante qui engendre une urbanisation anarchique. Dans ce
contexte, les Centres de Santé Intégrés (CSI), censés couvrir 80 % des besoins en soins
primaires, peinent à suivre. Leur implantation géographique ignore les outils
réglementaires d’aménagement, exposant ces structures à de lourdes contraintes
géomorphologiques, notamment un ravinement intense qui menace les bâtiments et
leurs voies d’accès. Cette étude analyse l’influence de ces contraintes sur
l’aménagement sanitaire local. La méthodologie repose sur le Modèle Analytique du
Risque d'Instabilité des Infrastructures Sanitaires (MARIIS), qui croise l'aléa érosif
naturel, la vulnérabilité structurelle anthropique et les défaillances de la gouvernance
urbaine. Ce modèle intègre des données spatiales traitées sous ArcGIS 10.8 (MNT
SRTM-DEM, points GPS) associées à des analyses pédologiques et climatiques (2016
2025). Ce dispositif est complété par des enquêtes de terrain (118 professionnels de
santé et 20 spécialistes en urbanisme en 2024) et une Analyse en Composantes
Principales (ACP). Les résultats de l'ACP restituent 90,2 % de la variance totale,
confirmant l'impact critique des facteurs physiques (pentes >15 %, sols à >90 % de
sable, érosivité R >5000 MJ.mm/ha.h.an). L'érosion hydrique développe un
ravinement régressif sans précédent, provoquant la ruine structurelle et la fermeture
définitive de deux CSI sur cinq (Domaine et Mpio). Enfin, l'étude révèle un cercle
vicieux institutionnel : le CSI Mpio a été réimplanté à la hâte pour remplacer le CSI
Domaine à moins de 500 mètres de distance, reproduisant les mêmes erreurs en
l'absence d'étude géomorphologique préalable.
Mots clés : Contraintes géomorphologiques, CSI, Gouvernance urbaine, MARIIS, Djiri,
Congo
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Auteur(s):
KOFFI Brou Dieudonné, DIBY Hosé Prunel.
N° Page : 573-589
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Penser l’environnement comme bien commun en Afrique : vulnérabilités socio environnementales et responsabilités collectives
Résumé de l'article
Les sociétés africaines contemporaines sont aujourd’hui exposées à des vulnérabilités
socio-environnementales croissantes, sans que la responsabilité face à ces
transformations soit clairement établie. Cet article en interroge, dans ce contexte, les
fondements sociaux et politiques. Il vise à montrer que concevoir l’environnement
comme bien commun permet de dépasser une lecture strictement naturaliste ou
individualisante de ces vulnérabilités. Croisant philosophie politique et géographie
humaine, l’étude confronte la théorie des communs, le débat sur la responsabilité
collective et le modèle de la responsabilité par connexion sociale à des ressources de la
pensée africaine, puis les met à l’épreuve du cas ivoirien. Les résultats conduisent à
proposer la notion de responsabilité environnementale relationnelle, différenciée selon
les acteurs et orientée vers l’action collective.
Mots-clés : bien commun ; responsabilité environnementale relationnelle ;
vulnérabilité socio-environnementale ; pensée africaine ; cohésion sociale
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Auteur(s):
NIAMKE Gnanké Mathieu.
N° Page : 590-606
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Circuits informels des produits pharmaceutiques à partir d’Adjamé Roxy : acteurs, stratégies et enjeux (Abidjan-Côte d’ivoire)
Résumé de l'article
Cette étude analyse les mécanismes de pérennité du marché informel de médicaments
d'Adjamé Roxy à Abidjan, épicentre concentrant 30 % de l'activité illicite nationale.
Reposant sur une approche mixte (enquêtes de terrain auprès de 70 acteurs et analyse
documentaire), la recherche montre une chaîne logistique alimentée par des flux
transfrontaliers et des détournements portuaires. L'organisation sociale est binaire : la
distribution est masculine (31-40 ans) et la commercialisation féminine (87,5 %), avec
une forte présence d'étrangers (72,5 %). Soutenue par la précarité et la demande en
automédication (antalgiques 27,3 %, anti-inflammatoires 22,7 %), cette activité persiste
car l'accessibilité financière prime sur les risques sanitaires. Malgré l'arsenal juridique,
Roxy illustre les limites de la régulation étatique face à une économie informelle
ancrée.
Mots-clés : Marché ROXY, Médicaments de rue, Logistique informelle, Précarité, Santé
publique, Côte d’Ivoire.
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Auteur(s):
Abdoulaye SOULAMA, N’Guessan Arsène KOUADIO, Kpan Noël VEI.
N° Page : 607-624
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L’économie circulaire, une approche innovante pour la gestion durable des déchets des marchés de proximité face aux risques sanitaires et environnementaux dans la ville de Bouaké (centre de la Côte d’Ivoire)
Résumé de l'article
L’économie circulaire, une approche innovante pour la gestion durable des déchets des
marchés de proximité face aux risques sanitaires et environnementaux dans la ville de Bouaké
(centre de la Côte d’Ivoire)
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Auteur(s):
N’GORAN Kouamé Fulgence, KONAN Aya Suzanne, AOUA Boua André.
N° Page : 625-643
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Production du beurre de makoré à Zaïpobly au sud-ouest de la Côte d’Ivoire : entre savoir faire féminin, économie rurale et perspectives touristiques
Résumé de l'article
Les savoir-faire associés aux ressources forestières participent à l’identité des sociétés
rurales et à la diversification de leurs revenus. Leur maintien devient, toutefois,
incertain lorsque les conditions de travail se dégradent et que la transmission aux
jeunes générations s’affaiblit. À Zaïpobly, dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire, cette
situation concerne la production du beurre de makoré, pratiquée par une coopérative
féminine dans un village abritant la forêt de Srêglô. Cette étude a pour objectif
d’analyser la contribution de cette activité à la préservation d’un savoir-faire, aux
ressources économiques des femmes et aux perspectives de valorisation touristique du
village. La démarche associe des recherches bibliographiques, des observations et une
enquête menée en mars 2025 auprès de 30 personnes. Les résultats montrent que la
fabrication du beurre entretient une pratique ancienne, mais que son renouvellement
est fragilisé par le vieillissement des productrices et le faible engagement des jeunes
femmes. Elle procure aux membres des sommes annuelles déclarées de 300 000 à 500
000 FCFA, tandis que la pénibilité du travail, la saisonnalité de l’approvisionnement
et l’inadaptation du compteur électrique limitent la modernisation. La présence de
Srêglô permet d’envisager une découverte associant activité productive et
connaissances locales de la forêt. L’étude conclut que la valorisation touristique du
beurre de makoré dépend de la consolidation de l’activité féminine et de son
articulation avec la protection du patrimoine forestier.
Mots-clés : Côte d’Ivoire, Zaïpobly, beurre de makoré, savoir-faire féminin, économie
rurale, valorisation touristique.
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Auteur(s):
Adama SISSOKO, Mahamadou ABOCAR, Mah COULIBALY.
N° Page : 644-658
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Disponibilité des poubelles dans les bureaux du Grand Bamako : déterminants et enjeux
Résumé de l'article
La gestion des déchets constitue un défi majeur pour les villes africaines en raison de
l’urbanisation rapide et de l’augmentation des déchets produits dans les espaces de
travail. Cette étude analyse les facteurs influençant la disponibilité et l’utilisation des
poubelles dans les bureaux du District de Bamako ainsi que leur implication pour
l’hygiène dans les bureaux du District de Bamako. L’étude a adopté une approche
mixte mobilisant à la fois la recherche documentaire, l’observation et l’enquête par
questionnaire. Cette dernière a été menée auprès de 254 répondants issus des
administrations publiques, des entreprises privées et des organisations de la société
civile, à l’aide d’un questionnaire administré via KoboToolbox. Les résultats
montrent que 67,9 % des bureaux disposent d’au moins une poubelle, tandis que
32,1% n’en possèdent pas. La sensibilisation des responsables aux questions
d’hygiène et de salubrité (35,1%), la disponibilité de ressources financières (28,0%) et
l’existence de règles internes (21,4%) constituent les principaux facteurs influençant
cet équipement. Les déchets produits sont principalement composés de papier
(42,3%) et de plastiques (31,0%). La présence d’une poubelle améliore la propreté des
bureaux, limite les risques sanitaires et favorise des comportements responsables.
L’étude recommande la généralisation des poubelles, le renforcement de la
sensibilisation, le tri sélectif et l’amélioration de la collecte afin de promouvoir une
gestion des déchets dans les bureaux du District de Bamako.
Mots-clés : poubelle, bureau, déchets solides, salubrité, gestion des déchets, District
de Bamako
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Auteur(s):
YAO N’zué Pauline épse SOMA .
N° Page : 659-677
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Activités vivrières et contraintes structurelles chez des femmes dans la sous-préfecture de Buyo au Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire
Résumé de l'article
L'agriculture vivrière constitue un pilier de l'économie locale dans la sous-préfecture
de Buyo, au Sud-Ouest de la Côte d'Ivoire, où 60 % des femmes vivent de cette activité.
Celle-ci se heurte pourtant à des contraintes structurelles majeures, qui en freinent le
développement. Cette étude a pour objectif d'identifier ces contraintes et d'analyser la
manière dont les femmes maintiennent leur production malgré elles. Elle s'inscrit dans
une démarche hypothético-déductive, combinant une recherche documentaire et une
enquête de terrain. L'enquête a été conduite par questionnaire et par entretiens semi
directifs auprès de 180 exploitantes vivrières réparties dans six villages. Les résultats
montrent que les activités vivrières des femmes sont limitées par la précarité de l'accès
à la terre, des outils agricoles rudimentaires, un accès restreint au crédit et des
difficultés d'écoulement liées à la faiblesse des infrastructures rurales. En dépit de ces
contraintes, 70 % des exploitantes demeurent autonomes dans la conduite de leur
production. Cette autonomie reste toutefois fragile, car elle repose davantage sur des
stratégies d'adaptation que sur une maîtrise effective des ressources productives.
L'étude propose des pistes pour renforcer la résilience et la productivité de
l'agriculture vivrière féminine dans la zone.
Mots-clés : activités vivrières, contraintes structurelles, femmes rurales, autonomie
productive, Buyo, Côte d'Ivoire
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Auteur(s):
Djiby SOW, Guéne FAYE, Oumar FAYE .
N° Page : 678-690
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Inégalités socio-territoriales et vulnérabilités hydrosanitaires dans les villes secondaires du Sénégal oriental
Résumé de l'article
Dans les villes secondaires du Sénégal oriental, les disparités d'équipement interrogent
les conditions hydrosanitaires des ménages. Cette étude compare Bakel, Kédougou,
Salémata et Saraya à partir d'une enquête transversale de 2025 auprès de 861 ménages,
analysée par statistiques descriptives et cartographie. Les branchements particuliers
dominent à Bakel (89 %), tandis que les puits sont les principales sources déclarées à
Kédougou (71 %) et Salémata (72 %). Les latrines traditionnelles représentent 34 % à
Bakel, 48 % à Kédougou et Saraya et 62 % à Salémata. Ces proportions décrivent les
équipements déclarés sans établir la qualité sanitaire des services. Les limites du
sondage et de la mesure de l'exposition imposent une interprétation prudente. Les
contrastes observés orientent un diagnostic territorialisé associant approvisionnement
en eau, assainissement et drainage.
Mots-clés : Sénégal oriental ; vulnérabilité hydrosanitaire ; eau potable ;
assainissement ; inégalités socio-territoriales ; villes secondaires
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Auteur(s):
Boubacar Siddy DIALLO, Djiby SOW, Koffi AMOITA, Diarrasouba BAZOUMANA.
N° Page : 691-707
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Equipements urbains et inégalités perçues à Kindia en Guinée inventaire et analyse des acteurs
Résumé de l'article
À Kindia, l’accès aux équipements collectifs soulève des enjeux de desserte et de
programmation communale. L’étude a pour objectif d’analyser les inégalités perçues dans
la distribution spatiale des équipements dans cette ville. Elle associe une analyse
thématique de 19 fiches d’entretien constituées de 2022 à 2024 à un inventaire descriptif
issu d’une enquête Kobo. Cet inventaire comprend 837 enregistrements ; 821 sont retenus
pour la cartographie après contrôle géographique. Les entretiens font ressortir des besoins
scolaires, sanitaires, hydrauliques et marchands, une desserte jugée moins favorable dans
les quartiers périphériques et enclavés, ainsi que des difficultés de mobilisation du
foncier, de financement et de coordination des investissements. Les acteurs interrogés
relient donc les déficits perçus à la fois à l’organisation spatiale des services et aux
conditions de leur programmation. La confrontation des sources conduit à distinguer la
présence déclarée d’un équipement de son accessibilité effective. Ces résultats qualitatifs
orientent un diagnostic communal, sans établir un gradient d’accès mesuré ni une
représentativité statistique des perceptions recueillies.
Mots-clés : Kindia ; équipements urbains ; perceptions ; inégalités spatiales ; gouvernance
locale.
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Auteur(s):
YAO ÉPOUSE ASSAHI Akoissi Ida Natacha .
N° Page : 728-743
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Effluents liquides des industries et risques environnementaux en Côte d’Ivoire
Résumé de l'article
Le développement industriel est un indicateur de croissance économique auquel la
Côte d’Ivoire aspire. Elle se dote d’une politique favorable aux investissements afin
d’atteindre ces objectifs. Toutefois, si l’industrialisation est pourvoyeuse de devises,
elle est aussi source de problèmes environnementaux tels que la pollution de l’air, de
l’eau, du sol. En effet, les industriels dans leur process utilisent l’eau qui à la fin
devient un effluent liquide qui nécessite d’être traité avant rejet dans le milieu
récepteur. Cette étude a pour objectif principal d’analyser les raisons explicatives de
la persistance de la pollution des eaux de surface liée aux industries. La méthodologie
adoptée pour cette étude repose sur une combinaison de collecte documentaire,
d’observation de terrain et d’entretiens auprès des structures en charge de la gestion
des industries. Il ressort de cette étude que les industriels ne disposent pas tous
d’ouvrages de traitement des effluents liquides car trop couteux ce qui entraînent des
rejets directs dans le milieu récepteur. Pour rappel, la Côte d’Ivoire a mis en place
toute la réglementation nécessaire dans le domaine environnemental pas encore
appliquée. Ces rejets dans le milieu récepteur dégradent ainsi l’environnement et
exposent la santé des populations.
Mots clés : Côte d’Ivoire, effluents liquides, industries, risques environnementaux
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Auteur(s):
KOUASSI Konan, YAYA Dosso, CONDE Mamoudou, HEBELAMOU Roger.
N° Page : 744-760
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Cartographie de l’occupation du sol de la ville de N’Zérékoré en Guinée de 1974 à 2025
Résumé de l'article
L’urbanisation rapide des villes africaines a induit des transformations d’occupation
du sol marquées par une évolution croissante des surfaces anthropisées au détriment
des espaces végétalisés. Cette étude vise à faire la cartographie de l’occupation du sol
de la ville de N’Zérékoré de 1974 à 2025. L’approche méthodologique repose sur une
analyse diachronique des images satellitaires Landsat qui ont été acquises en 1974,
2001 et 2025. Une classification supervisée par maximum de vraisemblance a permis
de distinguer quatre classes d’occupation du sol qui sont entre autres, espace bâti/sol
nu, végétation, cultures et bas-fonds. La fiabilité des classifications a été évaluée à
partir des matrices de confusion. Les précisions globales sont supérieures à 94%. Les
coefficients de Kappa varient 0,8934 et 0,9662. Les résultats mettent en relief une
recomposition significative du paysage urbain de 1974 à 2025. Entre 1974 et 2025, la
superficie cartographiée de la classe d’occupation du sol « espace bâti/sol nu » est
passée de 24,50% à 79,40% de l’espace cartographié. A l’inverse, la végétation a connu
une évolution baissière, en passant de 64,30% de 1974 à 11,10% de l’espace
cartographié en 2025. Avec l’avancée du front d’urbanisation, les superficies
consacrées aux cultures ont connu une légère diminution. Les bas-fonds quant à eux
conservent une faible emprise spatiale. Ces transformations laissent transparaître, en
arrière-plan, les enjeux de maîtrise de l’expansion urbaine, de conservation des îlots
végétalisés et de préservation des bas-fonds dans une perspective d’aménagement
urbain durable.
Mots clés : Cartographie, Image satellite, Occupation, Sol, N’Zérékoré
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Auteur(s):
Babacar NDAO, Cherif Aïdara Amadou Lamine FALL, Henri Marcel SECK.
N° Page : 761-778
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Variabilité climatique et adaptation des exploitations agricoles familiales du département de Nioro du Rip (Sénégal)
Résumé de l'article
L’agriculture familiale dans le département de Nioro du Rip est essentiellement
pluviale et dépendante du climat. En effet, la variabilité pluviométrique, les
séquences sèches et les fluctuations thermiques, affectent la productivité agricole ainsi
que les conditions d’existence des producteurs. L’objectif de cet article est de
comprendre les impacts de la variabilité climatique sur la productivité agricole ainsi
que les stratégies développées dans les exploitations. L’étude s’appuie sur une
méthodologie combinant l’analyse des données climatiques (pluviométrie et
température) couvrant la période 1959-2023 et des enquêtes de terrain réalisées auprès
des exploitations. Au total, la taille de l’échantillon est fixée à 393 exploitations soit un
taux de sondage de 25% sur 1586 au total répartis dans 16 villages du département.
L’analyse statistique des séries climatiques permet d’identifier les tendances à la
variabilité de la pluviométrie et des températures, tandis que les données d’enquête
permettent d’évaluer la perception des producteurs de à l’égard la variabilité
climatique et les stratégies d’adaptation mises en œuvre. Les résultats montrent une
moyenne de l’indice de déficit pluviométrique (IDP) de -4,79 indique une tendance
globale légèrement déficitaire, une médiane IDP de -7,00 confirme que plus de la
moitié des années ont un déficit pluviométrique et un écart-type de 14,78 montrant
une forte variabilité interannuelle des précipitations. Cette variabilité du climat se
traduit par une irrégularité des rendements, une réduction de la durée de la saison
culturale et une augmentation des pertes post-récoltes. Face à ces contraintes, les
producteurs développent diverses stratégies telles que l’adoption des variétés à cycle court et adaptées aux conditions climatiques locales, la diversification des types de
cultures, l’ajustement du calendrier cultural entre autres. En dépit des stratégies
développées, les exploitations restent vulnérables face aux aléas climatiques.
Mots-clés : variabilité climatique, stratégies d’adaptation, exploitations familiales,
résilience, Nioro du Rip, Sénégal.
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Auteur(s):
Adelin Leclerc MASSAMBA MACKOUNDY, Jean-Luc MOUTHOU, André Wilfrid LANDA.
N° Page : 795-808
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L’accès à l’eau dans les quartiers périphériques de Brazzaville (République du Congo)
Résumé de l'article
L’accès à l’eau potable au Congo se pose avec acuité, malgré la densité du réseau
hydrographique. Les quartiers de Brazzaville, surtout ceux de la périphérie, ne sont
pas en marge de cette situation préoccupante. L’objectif de cette étude est d’analyser
les pratiques d’accès à l’eau dans les ménages des quartiers périphériques de
Brazzaville. Pour parvenir à cet objectif, la méthodologie adoptée a consisté en la
recherche documentaire pour recueillir les informations de seconde main et l’enquête
auprès de 540 ménages des neuf quartiers périphériques obtenus par choix raisonné
pour collecter les données de première main. Il ressort de l’étude que ces ménages
recourent à six modes de ravitaillement en eau dont le plus prépondérant est le puits.
Ils éprouvent pour la majorité d’énormes difficultés d’accès à l’eau, du fait de
l’éloignement des points d’eau, des coupures récurrentes d’eau au robinet et des trajets
importants parcourus à pied. Ce qui impacte les quantités d’eau utilisées au quotidien
dans les ménages.
Mots clés : Brazzaville, quartiers périphériques, accès, eau, ménages.