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Auteur(s):
Yao Dieudonné KOUASSI.
N° Page : 12-28
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RISQUES CLIMATIQUES ET STRATÉGIES D’ADAPTATION DES BAS-FONDS RIZICOLES DE LA SOUS-PRÉFECTURE DE SINFRA (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
La région de Sinfra connaît une variabilité climatique marquée par la baisse des
précipitations et l’augmentation des températures, ce qui affecte directement les bas
fonds rizicoles où l’eau constitue le principal facteur de production. Dans ce contexte,
il est nécessaire d’examiner l’évolution du climat et ses impacts sur la riziculture ainsi
que les stratégies développées par les producteurs. L’objectif général de l’étude est
d’analyser les risques climatiques et les stratégies d’adaptation dans les bas-fonds
rizicoles de Sinfra. La démarche méthodologique repose sur des enquêtes de terrain,
des analyses statistiques (test de Pettitt, indice de Nicholson, corrélation de Pearson)
et le traitement de données climatiques couvrant la période 1950-2022. Les résultats
mettent en évidence une rupture pluviométrique autour de 1971 et un réchauffement
significatif, entraînant un déficit hydrique et une baisse de la satisfaction des besoins
en eau du riz. Les rendements présentent une relation modérée avec les précipitations
(r = 0,422). Face à ces contraintes, les riziculteurs adoptent diverses stratégies,
notamment l’amélioration des techniques culturales, l’utilisation d’intrants et l’emploi
de variétés résistantes comme WITA 9. L’étude recommande enfin un renforcement
de la gestion hydrique et un appui institutionnel accru pour assurer la durabilité de la
riziculture.
Mots-clés : Risques climatiques, Riziculture, Adaptation, Bas-fonds, Sinfra
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Auteur(s):
Kouakou Alain François KOUASSI, Kouadio Christophe N’DA, KANGA Kouakou Hermann Michel, Agoh Pauline DIBI-ANOH.
N° Page : 29-44
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VARIABILITE CLIMATIQUE ET PREVALENCE DU PALUDISME A ZOE BRUNO DANS LA COMMUNE DE KOUMASSI, ABIDJAN, COTE D’IVOIRE
Résumé de l'article
Le climat est un facteur déterminant dans la mise en place d’un environnement
favorable au paludisme surtout dans le contexte actuel de changement climatique. A
cet effet, cette étude a pour objectif de déterminer les effets de la variabilité climatique
sur la prévalence du paludisme à Zoé Bruno. Pour l’étude de la variabilité climatique
à Zoé Bruno, les indices centrés réduits ont permis de mettre en exergue l’évolution
interannuelle de la pluviométrie, de l’humidité relative et de la température afin d’en
déceler la tendance générale. Ensuite, l’année de rupture a été détectée par la méthode
de PETTITT. Une comparaison entre les saisons pluvieuses de part et d’autre de
l’année de rupture a été effectuée. Le calcul des coefficients de corrélation ainsi qu’une
comparaison de l’évolution mensuelle des paramètres climatiques et paludisme à Zoé
Bruno a permis de comprendre le rôle du climat dans la prévalence du paludisme à
Zoé Bruno. Les résultats obtenus montrent une tendance à la hausse de la
pluviométrie, de l’humidité relative et de la température à Zoé-Bruno. Au niveau de
la pluviométrie, la rupture a été identifiée en 2013. Depuis cette année, les saisons
pluvieuses enregistrent davantage de pluie. En ce qui concerne le rapport entre le
climat et la prévalence du paludisme, il faut noter qu’une forte pluviométrie, une
humidité relative élevée ainsi que de faibles températures favorisent la pullulation des
moustiques, par conséquent la prévalence du paludisme. Par ailleurs, la morbidité palustre présente une forte saisonnalité avec un décalage d’environ un mois entre pics
de pluie et de l’humidité relative d’une part et pics de nombre de malades d’autre part.
Les faibles températures observées entre juillet et août correspondent au pic
paludique. De plus, les coefficients de corrélation indiquent un lien positif et
relativement fort entre nombre de malade du paludisme d’une part et de la
pluviométrie et l’humidité d’autre part. La température présente quant à elle un lien
négatif.
Mots-clés : Pluviométrie, Température, Humidité, Paludisme, Zoé Bruno
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Auteur(s):
Monsia Pascal SAHI, Lacina Adama FOFANA, FOFANA Alassane Salif.
N° Page : 77-91
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GESTION DU FONCIER ET DEVELOPPEMENT LOCAL DANS LE DEPARTEMENT DE KORHOGO (NORD DE LA COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
La gestion du foncier constitue l'un des enjeux majeurs du développement local en
Afrique subsaharienne. Dans le département de Korhogo, au Nord de la Côte
d'Ivoire, couvrant 12 500 km² et comptant 536 851 habitants (INS, 2021), l'accès à la
terre, la sécurisation des droits fonciers, l'urbanisation rapide et l'extension des
activités agropastorales suscitent d'importantes mutations. Cette étude analyse les
mécanismes de gestion foncière coutumière, les conflits récurrents ainsi que leurs
implications sur le développement économique, social et territorial du département.
À partir d'une approche méthodologique combinant revue documentaire,
observation de terrain et enquêtes auprès de 100 personnes dans dix villages, les
résultats montrent que 81,25 % des conflits fonciers sont liés au non-respect des
droits coutumiers par les générations actuelles, avec plus de 70 % des litiges
concentrés dans les localités de Korhogo, Napié et Tioroniaradougou. Le foncier
constitue ainsi à la fois un levier et un frein au développement local.
Mots-Clés : Korhogo, Conflits, Foncier, Développement local, Gestion.
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Auteur(s):
DRO Aïda Julienne Perpétue, DINDJI Médé Roger.
N° Page : 92-110
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LA NOUVELLE DECHARGE DE KOSSIHOUEN (ABIDJAN, COTE D’IVOIRE) : ENTRE PERFORMANCE TECHNIQUE ET INQUIETUDES SOCIALES
Résumé de l'article
Conçue selon des normes internationales, la nouvelle décharge de Kossihouen avait
pour finalité de minimiser les impacts environnementaux par un confinement
rigoureux des déchets. Ce que ne traduit pas entièrement son bilan à mi-parcours.
Cette étude présente le bilan mitigé de la gestion de la nouvelle décharge de
Kossihouen depuis sa mise en service en 2018. Pour ce faire, la méthodologie s'appuie
sur une analyse technique des procédés de traitement des lixiviats et du biogaz ;
réalisée via des observations de terrain et des entretiens semi-directifs avec les
principaux opérateurs de ladite décharge. A cela, s’ajoute une enquête sociologique
menée auprès des populations locales de juin à décembre 2025 pour évaluer le degré
d'acceptabilité et les nuisances ressenties. La synthèse des résultats indique une
amélioration significative du traitement des effluents par rapport à l'ancien système.
Toutefois, des décalages subsistent entre la rigueur théorique du plan de gestion
environnementale et sociale (PGES) et les réalités opérationnelles (nuisances olfactives
résiduelles, gestion des eaux pluviales). D’où la faible acceptabilité sociale de ce projet,
à cause d'une communication insuffisante et des attentes socio-économiques non
comblées chez les riverains.
Mots-clés : Kossihouen, District d'Abidjan, déchets solides ménagers (DSM), centre
d'enfouissement technique (CET), impact environnemental, acceptabilité sociale.
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Auteur(s):
SOUMAHORO Saï Pou, KOUADIO N’dri Yann Cedric, BEDA Abaze Henri Joël.
N° Page : 111-129
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FLUCTUATION CLIMATIQUE ET ÉVOLUTION DE LA PRÉVALENCE DU PALUDISME DANS LE DISTRICT SANITAIRE DE YOPOUGON OUEST SONGON (ABIDJAN OUEST)
Résumé de l'article
De nombreux travaux scientifiques ont abordé plusieurs aspects épidémiologiques du
paludisme en Côte d’Ivoire, en partant des déterminants, des manifestations, aux
stratégies de lutte. Toutefois, l’étude portant sur les facteurs aidant à sa pérennité
pernicieuse retient particulièrement l’attention. En effet, en dépit des nouvelles
maladies d’importance qui agitent l’arène de la santé publique et des moyens de lutte
employés, le paludisme demeure la première cause de morbidité et de mortalité dans
le District Autonome d’Abidjan. La présente étude menée dans le District Sanitaire de
Yopougon ouest-Songon vise à analyser l’impact des indicateurs de la fluctuation
climatique que sont le bilan climatique (BC) et l’Indice Thermo Hygrométrique (ITH)
sur la prévalence du paludisme. Pour y parvenir, une approche méthodologique
établie sur les données climatiques, sanitaires, les observations et les enquêtes de
terrain, a été adoptée. Les résultats obtenus indiquent une variation du climat
caractérisée par un recul du BC de l’ordre de 48,17% sur les cinquante dernières années
et une hausse de 0,03°C par an de l’ITH. L’étude a aussi révélé des dissemblances
saisonnières dans la fréquence et l’intensité des anomalies et une corrélation positive
entre le BC et le paludisme avec r = 0,373. En revanche, celle-ci se révèle négative entre
le paludisme et l’ITH avec r = - 0,416. Ainsi, l’évolution de la prévalence du paludisme
dans le District Sanitaire de Yopougon ouest-Songon présente-t-elle un lien avéré avec
la fluctuation du climat.
Mots-clés : Abidjan, paludisme, fluctuation, climat, impacts
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Auteur(s):
YE SATA.
N° Page : 130-140
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RESILIENCE ALIMENTAIRE ET SAVOIRS ECOLOGIQUES LOCAUX DANS LES SYSTEMES HALIEUTIQUES COTIERS : LE ROLE DES ACTEURS INFORMELS A SAN PEDRO (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Les littoraux ivoiriens, soumis à une forte pression anthropique et à une dégradation
accélérée des écosystèmes, apparaissent comme des espaces de vulnérabilité socio
environnementale où la sécurité alimentaire est menacée. Face aux limites des
politiques publiques, l’article interroge le rôle des acteurs informels dans la résilience
alimentaire en milieu côtier, en mobilisant le cadre théorique de l’adaptation des
systèmes socio-écologiques. L’analyse qualitative, fondée sur des entretiens et une
observation ethnographique auprès de pêcheurs, mareyeuses, poissonniers, clients et
institutions, montre que les techniques halieutiques saisonnières, la lecture empirique
des indicateurs environnementaux et les circuits alternatifs d’approvisionnement
régulent efficacement les risques alimentaires. Bien que essentiels au fonctionnement
des systèmes littoraux, ces acteurs demeurent marginalisés, ce qui plaide pour une
reconnaissance accrue de leurs expertises et leur intégration dans les politiques de
gestion durable.
Mots clés : Littoral ivoirien, vulnérabilité socio-environnementale, sécurité
alimentaire, acteurs informels, résilience.
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Auteur(s):
Kokouvi Azoko KOKOU, Kodjo ODAH.
N° Page : 141-161
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APPORT DES SYSTÈMES D’INFORMATION GÉOGRAPHIQUE À LA SÉCURISATION FONCIÈRE DANS LA COMMUNE D’AGOÈ-NYIVÉ 2 (PRÉFECTURE D’AGOÉ-NYIVÉ AU TOGO)
Résumé de l'article
Dans la Commune d’Agoè-Nyivé 2, le système foncier se caractérise par une
insuffisance de données géoréférencées et par une faible proportion de parcelles
immatriculées, situation qui limite la formalisation des droits fonciers et favorise
l’insécurité foncière. Cette étude analyse la contribution des Systèmes d’Information
Géographique (SIG) à la modernisation des mécanismes de sécurisation foncière dans
cette commune. La méthodologie repose sur un recensement systématique des
parcelles à l’aide de l’application Survey123 for ArcGIS déployée sur tablettes GPS,
suivi d’un dispositif de supervision, de contrôle et d’épuration des données. Les
informations collectées ont été synchronisées sur ArcGIS Online, puis structurées et
traitées dans ArcGIS Pro afin de produire des cartes thématiques de la structuration
parcellaire et de la distribution des titres fonciers. Les résultats révèlent 17 548
parcelles recensées, dont 12 858 parcelles bâties (73,3%), témoignant d’une
urbanisation avancée. Toutefois, seules 437 parcelles disposent d’un titre foncier, soit
2,4% de l’ensemble, ce qui traduit un faible niveau de formalisation foncière. L’analyse
spatiale met en évidence une concentration des titres fonciers dans les quartiers
centraux et méridionaux, tandis que les zones périphériques présentent une
couverture cadastrale limitée. Les secteurs les plus exposés aux conflits fonciers
correspondent aux espaces caractérisés par une faible immatriculation des parcelles.
Ces résultats confirment l’intérêt des SIG comme outil d’aide à la décision pour
l’identification des zones prioritaires et le renforcement des politiques de sécurisation
foncière.
Mots-clés : Systèmes d’information géographique, sécurisation foncière, Agoè
Nyivé 2, Togo.
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Auteur(s):
Mepongo Fouda Pierre Francis.
N° Page : 162-177
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LES TUEURS SILENCIEUX DE L’ENVIRONNEMENT NATUREL DANS LA REGION DE L’EST CAMEROUN : ENJEUX ET ANALYSE DES PRATIQUES DE LA CACAOCULTURE ET DU « SILLAGE SAUVAGE » DE BOIS
Résumé de l'article
Au Cameroun, la culture de Cacao et le « sillage sauvage « de bois, occupent une
place de choix dans la rentrée de devises, et comme source principale de revenus
directs des populations rurales. Le cacao en particulier est la principale composante
d’une vaste industrie qui a de profondes répercussions à l’échelle nationale et même
mondiale. Si plusieurs personnes aiment le chocolat pour son goût, le cacao a un côté
moins sucré qui pose de sérieux problèmes à l’environnement naturel. Ces dix
dernières années, la filière cacao et le phénomène de « sillage sauvage » de bois
connaissent des fortes évolutions dans la région de l’Est Cameroun. Ces évolutions
laissent des répercussions négatives et silencieuses sur l’environnement naturel.
Notre étude postule que la cacaoculture et le « sillage sauvage » de bois, détruisent
silencieusement l’environnement naturel dans la région de l’Est Cameroun. Ainsi,
l’objectif de cette étude, est de montrer que la cacaoculture et le « sillage sauvage » de
bois, sont des destructeurs silencieux de l’environnement naturel dans la région de
l’Est Cameroun. A partir de l’analyse socio-historique, adossé au structuro
fonctionnalisme d’Alfred Radcliffe-Brown et à la lumière des sources orales et écrites,
les résultats de notre étude montrent que les 1,5 des 3/4 des forêts de la région de
l’Est sont décimés par la cacaoculture et le « sillage sauvage » de bois. Les auteurs de
ces pratiques sont motivés d’une part, par la hausse du prix du kilogramme de cacao
et du chômage ambiant des jeunes, et d’autre part, par la sollicitation élevée de bois
au Cameroun, en Afrique et dans le monde. Dans cette étude, nous présentons en
premier le cadre méthodologique, par la suite, les résultats de l’étude, et enfin, la
discussion.
Mots clés : Tueurs silencieux, environnement naturel, cacaoculture, sillage sauvage,
Est Cameroun
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Auteur(s):
Bouréima TOURE, Sékouba COULIBALY.
N° Page : 179-195
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VULNERABILITES SOCIO-ENVIRONNEMENTALES DANS LA COMMUNE RURALE DE SANANKOROBA AU MALI
Résumé de l'article
Cette étude s’inscrit dans le contexte de la vulnérabilité socio environnementale des
zones rurales sahéliennes, particulièrement au Mali, où les populations sont fortement
vulnérables à causes de leur dépendance aux ressources naturelles. Notre étude porte
spécifiquement sur la commune rurale de Sanankoroba dans le cercle de Kati, région
de Koulikoro. Elle cherche à analyser les formes de vulnérabilités socio
environnementales existantes dans cette localité et les stratégies communautaires
mobilisées par les acteurs. En fait, sa population tire essentiellement sa subsistance et
ses revenus de l’agriculture vivrière et l’exploitation des ressources naturelles. Cette
étude cherche à analyser les formes de vulnérabilités socio environnementales
existantes et les stratégies communautaires mobilisées par les acteurs. Depuis des
décennies, ces activités sont rendues difficiles par la sécheresse, un mode culturale
archaïque et un accès limité aux nouvelles technologies et la mauvaise gestion des
ressources naturelles. Pourtant, cette commune demeure un maillon essentiel dans le
système des échanges commerciaux avec les citadins contribuant au développement
socioéconomique du pays. La démarche qualitative a été la principale approche
méthodologique assortie des guides d’entretiens et d’observations. Les entretiens ont
concerné deux grandes catégories d’acteurs impliquées dans la gestion des
vulnérabilités socio environnementales. Ces acteurs sont des acteurs institutionnels
(élus municipaux, des représentants de l’Etat, des services techniques, d’ONG, de
médias, et d’institution scolaire) et des acteurs non institutionnels (autorités
coutumières, paysans, groupement de femmes et de jeunes). Au total, 27 entretiens
individuels et 5 focus groups ont été réalisés. Des observations directes ont été réalisées
sur le terrain à travers une grille d’observation. Ces observations ont été portées sur
des sols agricoles, des forêts et des points d’eaux. L’étude révèle l’existence des
vulnérabilités environnementale, économique, sociale et institutionnelle. Celles-ci
demeurent liées à son climat de type soudano-sahélien l’exposant à des sécheresses
aggravant la vulnérabilité des systèmes agricoles locaux et socio-économiques des
populations. La suppléance, l’introduction timide de variétés résistantes à la sécheresse et la diversification des activités économiques, occupent une place
importante dans la gestion des vulnérabilités des communautés rurales.
Mots clés : vulnérabilité, environnement, sècheresse, stratégie d’adaptation,
agriculture, Sanankoroba
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Auteur(s):
Baba DIARRA, Cheikh Tidiane WADE.
N° Page : 221-236
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INFLUENCE DE LA VARIABILITE CLIMATIQUE SUR LA PHENOLOGIE DES ARBRES FRUITIERS DANS LES VERGERS DE L’ARRONDISSEMENT DE DJIREDJI EN MOYENNE CASAMANCE DANS LE SUD DU SENEGAL
Résumé de l'article
L’arboriculture fruitière joue un rôle économique, social et environnemental très
important en Casamance. La variabilité climatique impacte l’agriculture et par
conséquent la phénologie des arbres fruitiers. Les rendements agricoles sont ainsi
réduits les années de sécheresse. L’objectif de cette étude est de relever la perception et
les constats des agriculteurs sur l’influence du climat sur les arbres fruitiers et de le
confronter aux données climatiques de la zone. Les résultats obtenus montrent que 81%
des producteurs d’anacardiers, 92% des producteurs d’agrumes et 79% des
producteurs de manguiers affirment que les rendements sont moins bonnes les années
de sécheresse avec une faible pluviométrie ou avec des pauses pluviométriques
longues. L’impact négatif des températures élevées en période de floraison et des vents
forts en période de floraison et de fructification est attesté. Aussi, les températures
élevées, l’humidité des sols et l’humidité relative engendrent la prolifération des
ravageurs.
Mots clés : Influence, Variabilité climatique, phénologie, arbres fruitiers, Casamance.
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Auteur(s):
KOUAKOU Adjoua Sylvie.
N° Page : 237-254
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STRATÉGIE DE RÉSILIENCE DES POPULATIONS DANS LES PÉRIPHÉRIQUES DE BOUAKÉ FACE À LA RECRUDESCENCE DE LA VIOLENCE CRIMINELLE
Résumé de l'article
En Côte d’Ivoire, la criminalité est alimentée par l’instabilité politique, les conflits armés
et l’insécurité accrue. Bouaké, ancienne capitale de la rébellion armée, est soumise par
une forte croissance démographique et une urbanisation accélérée. Cette criminalité
grandissante manifestée par un ensemble d’acteurs et d’activité illicite est observée dans
les quartiers périphériques très éloignés des infrastructures de sécurités. Toutefois, la
prévention de la criminalité est une composante importante des stratégies adoptées par
les autorités étatiques et la population pour renforcer la sureté et la sécurité publique.
Malgré les stratégies de résilience mises en place, l’insécurité s’accentue dans les
périphériques. Cette étude vise à examiner les stratégies de résiliences adoptées par les
acteurs institutionnels et non institutionnels face à la l’insécurité grandissante. À cet
effet, l’approche méthodologique utilisée s’est appuyée sur la recherche documentaire et
les enquêtes de terrains. Ainsi, 10 quartiers périphériques d’enquêtes ont été choisis sur
la base des critères, tels que la position géographique, la présence des infractions, les
quatre points cardinaux de la ville. Il ressort de cette étude que les acteurs
institutionnels et les acteurs non institutionnels interviennent dans l’application et la
mise en place des méthodes préventives. En plus, 89 % des cours disposent de grandes
clôtures à barbeler, l’adoption des chiens de garde, l’installation des caméras de
surveillance, les actions de la police de proximité anticipatrice, les sociétés privées de
gardiennages et les opérations de patrouilles. Enfin, 63 % des populations ne collaborent
pas avec la police et 71 % témoignent de l’inefficacité et l’inadaptation des stratégies
mises en place à cause de la persistance de la criminalité.
Mots clés : Bouaké, périphériques, résilience, stratégies, violence criminelle.
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Auteur(s):
Jean-Aimée Assué YAO, Faustin GUEI, Bonaventure Kouadio ISSA.
N° Page : 255-271
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IMPLICATIONS SOCIO-ECONOMIQUES DES ACTIVITES DE REPARATION AUTO-MOTO DANS LA VILLE DE KORHOGO (NORD DE LA COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
La pratique d’activités génératrices de revenus s’accompagne d’incidences socio
économiques. Cette étude vise à examiner les implications socio-économiques des
activités de réparation auto-moto à l’échelle de la ville de Korhogo. La méthodologie
adoptée dans cette étude repose à la fois sur une fouille documentaire et une
observation directe. La recherche documentaire exécutée à partir des bibliothèques en
ligne a permis d’examiner la variété d’activités artisanales de réparation mécanique.
L’observation directe a été meublée par la géolocalisation des ateliers de réparations
mécaniques auto-moto, la mise en œuvre de guides d’entretiens avec sept (7) agents
déconcentrés chargés des activités informelles et l’administration d’un questionnaire
soumis à 100 mécaniciens à l’échelle de 6 quartiers choisis de manière raisonnée. Les
résultats indiquent que les mécaniciens ont à 79% des revenus moyens mensuels
compris entre 100 000 FCFA et 150 000 FCFA. Ils paient des taxes mensuelles qui
oscillent entre 3000 FCFA et 6 000 FCFA. Les ressources financières issues de la
profession de mécanicien permettent aux acteurs d’agrandir leur garage, de prendre
en charge les besoins familiaux. À cela s’ajoute une création d’emplois de taille
comprise entre 1 à 5 par atelier. Les activités de réparation mécanique auto-moto
participent à l’expansion économique, à la réduction du chômage et à la sécurité
sociale.
Mots clés : Implications socio-économiques, Activités de réparations auto-moto, Ville
de Korhogo, Réparation mécanique, Mécaniciens, activité artisanale.
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Auteur(s):
SERI-YAPI Zohonon Sylvie Céline.
N° Page : 272-289
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ANALYSE DE LA SITUATION DE PROPRIÉTÉ FONCIÉRE DES PRODUCTRICES-COMMERÇANTES DE VIVRIERS DU MARCHÉ DE KOUAMÉKRO DANS LA SOUS-PRÉFECTURE D’OGOUDOU (SUD DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Les femmes des zones rurales ivoiriennes occupent une place fondamentale dans la
production et la commercialisation des produits vivriers. Cependant, elles disposent
de droits limités en ce qui concerne l’accès aux ressources de productions ; notamment
la terre. Cette contribution analyse la situation de propriété foncière des productrices
commerçantes de produits vivriers du marché de Kouamékro, une localité rurale dans
la
sous-préfecture d’Ogoudou en mettant en évidence les caractéristiques
sociodémographiques qui influencent leur statut de propriété. La méthode de collecte
des données combine une recherche documentaire et une enquête de terrain menée
auprès de 60 productrices-commerçantes de vivriers sélectionnées de manière
aléatoire sur le site de vente. Les informations collectées par le biais d’un questionnaire
et traitées ont servi à faire des analyses statistiques descriptives. Par ailleurs, des
tableaux croisés ont permis de mettre en relation le statut de propriété et les variables
sociodémographiques (âge, nationalité, situation matrimoniale, niveau d’instruction,
superficie cultivée, culture pratiquée) des productrices-commerçantes.
Il ressort de nos investigations que 76,7% des femmes interrogées ne sont pas
propriétaires des parcelles qu’elles exploitent. Elles ont recours à des modes indirects
tels que la cession temporaire à 60,9%, à la location et au planter-partager. A l’inverse,
les femmes propriétaires (23,3%) accèdent en majorité à la terre par l’héritage. Par
ailleurs, les résultats montrent que la nationalité des femmes, leur niveau d’instruction
et leur statut matrimonial influencent leur situation foncière.
Mots-clés : Côte d’Ivoire, Kouamékro, productrices-commerçantes de vivriers, statut
de propriété, accès à la terre, caractéristiques sociodémographiques.
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Auteur(s):
Moussa dit Martin TESSOUGUE, Youssouf CISSE, Mamadi KABA DIAKITE.
N° Page : 290-320
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UN SITE GEOTOURISTIQUE DES MONTS MANDINGUES : ARCHE DE KAMANDJAN, DESCRIPTION ET VALORISATION TOURISTIQUE
Résumé de l'article
La quintessence du tourisme malien est surtout culturelle. La culture n’est
uniquement pas présente que dans les œuvres d’arts, dans les religions et dans les
autres évènements sociaux. Elle est aussi visible dans les formations
géomorphologiques mises en valeur par le géotourisme. Le géotourisme peut se
pratiquer dans les monts Mandingues à Siby, à Hombori, à Sikasso et dans plusieurs
localités du Mali. Cependant, les connaissances géologiques et géomorphologiques,
très limitées des agences des voyages et des guides touristiques font que le potentiel
géotouristique du Mali est très peu valorisé. Pour expliquer la géomorphologie de
l’Arche de Kamadjan à Siby, les guides touristiques se limitent plus aux faits
culturels : histoire et légendes populaires enseignées autour de ce géopatrimoine.
L’objectif de cette recherche est de démontrer que la valorisation géotouristique de
l’Arche de Kamandjan, contribue à sa préservation patrimoniale et renforce son
attractivité, favorisant ainsi la fréquentation touristique de la commune rurale de
Siby. L’hypothèse est que : la mise en place du géotourisme à l’Arche de Kamandjan
aurait des impacts positifs sur le rayonnement touristique de la commune rurale de
Siby. La méthodologie se sert surtout des enquêtes qualitatives et quantitatives. Les
résultats révèlent que le géosite Arche de Kamadjan, demeure la principale attraction
touristique des monts mandingues à Siby. Elle est appréciée par 94,33% des touristes
séjournant à Siby en 2024. Le géotourisme, est une réelle opportunité pour valoriser
les ressources naturelles et culturelles d’une destination.
Mots clés : Géotourisme, patrimoine, faits historiques, Arche de Kamandjan, monts
Mandingues.
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Auteur(s):
MABALE Reine, HOUSSEINI Vincent, GONNE Bernard.
N° Page : 321-337
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ACCES DES FEMMES AU FONCIER AGRICOLE ET DEVELOPPEMENT SOCIOECONOMIQUE DANS LE TERROIR DE DJIDOMA-KAELE (EXTREME NORD CAMEROUN)
Résumé de l'article
Cet article s’inscrit dans le vaste champ de la problématique du genre dans la
gouvernance foncière en Afrique. Cette étude pose le problème d’accès des femmes au
foncier et leur contribution socioéconomique dans la plaine de Djidoma-Kaélé à
l’Extrême-Nord (Cameroun). L’objectif étant d’analyser le niveau d’accessibilité des
femmes au foncier et leur contribution au développement socioéconomique. La
recherche documentaire et les enquêtes sur le terrain ont permis de collecter les
informations sur les facteurs favorisant l’accès au foncier, les modalités d’accès à la
terre et la contribution des femmes au développement. La méthodologie utilisée est
celle hypothético déductive, les levées parcellaires ont été effectués à l’aide d’un GPS
et QGIS 2.14 pour la réalisation des cartes. À partir des résultats obtenus, les facteurs
culturels, religieuses, lois permettent aux femmes d’accéder à la terre. Il ressort que sur
les 200 femmes enquêtées, 83 % accède à la terre par le faire valoir direct contre 17 %
par le faire valoir indirect. Cette accessibilité des femmes au foncier a permis de
produire de variétés de culture dont une partie est vendue pour faire face aux diverses
charges, notamment la santé (24 %), la scolarisation des enfants (16 %), la participation
aux tontines (18 %), la contribution de leur habillement (17 %) et à la ration alimentaire
(21 %). Ces résultats issus des données empiriques et des observations de terrain
permettent de conclure que l’accessibilité de la femme à la terre favorise le
développement socioéconomique.
Mots clés : Accès à la terre, Faire valoir, développement socioéconomique, terroir,
Djidoma-Kaélé
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Auteur(s):
AKPO Essénam Marie-Melchior, BALOUBI Makodjami David.
N° Page : 338-356
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CARACTERISATION DE L’ETALEMENT URBAIN DANS LA COMMUNE D’ABOMEY-CALAVI AU BENIN
Résumé de l'article
La commune d’Abomey-Calavi fait face à une expansion démographique depuis une
trentaine d’année du fait de la migration des populations des communes
environnantes. Ainsi, on note l’occupation rapide des sols dans les espaces
périphériques du noyau urbain engendrant des perturbations socio
environnementales. La présente étude vise à caractériser l’étalement urbain à Abomey
Calavi. La méthodologie adoptée a consisté à la recherche documentaire, les travaux
de terrain, la collecte de données statistiques et leur analyse. La codification des fiches
d’enquête est faite grâce au tableur Excel 2016 et le logiciel Word 2016 a été utilisé pour
la saisie des textes. L’analyse a été réalisée à l’aide du logiciel R (version 4.4.1). De
l’analyse de ces données, il ressort qu’une très grande majorité des répondants, soit
97,1 % estiment que la population a connu une évolution au fil du temps. Quant aux
raisons d’installation, 54,3 % des répondants indiquent avoir été attirés par la
proximité avec la ville de Cotonou, constituant ainsi le principal facteur d'installation.
Par ailleurs, 40 % évoquent l'accessibilité foncière comme élément déterminant, tandis
que 5,7 % mentionnent des raisons d'ordre professionnel. Une grande majorité des
répondants, soit 91,4 %, affirment avoir constaté l'apparition de nouvelles
constructions. Ces résultats témoignent d'une dynamique de transformation physique
du territoire, traduisant une expansion urbaine continue et une pression croissante.
Mais, la perception globale est celle d'un développement urbain anarchique dans la
commune.
Mots-clés : Abomey-Calavi, dynamique spatiale, périurbanisation, étalement urbain,
caractérisation
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Auteur(s):
Abdou Kadry MANÉ, Ibrahima DIOMBATY, Ibrahima Ba.
N° Page : 357-371
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DYNAMIQUES TRANSFRONTALIERES ET URBANISATION DES ESPACES RURAUX SENEGALAIS : LE CAS DES VILLAGES-FRONTIERES DE KEUR AYIB ET DE SELETY
Résumé de l'article
L’urbanisation constitue un processus majeur des recompositions territoriales
contemporaines dans les pays du Sud. Au Sénégal, elle se traduit par une
transformation progressive des espaces ruraux particulièrement perceptible dans les
zones transfrontalières. Cet article s’interroge sur la manière dont l’identité territoriale
et les effets-frontières participent à l’urbanisation des villages-frontières à partir des
cas de Keur Ayib et de Séléty. Comment les interactions transfrontalières contribuent
elles à la mutation socio-spatiale de ces espaces ruraux frontaliers ? Pour répondre à
cette problématique, l’article adopte une méthodologie mixte combinant une enquête
quantitative menée auprès de 40 ménages et une approche qualitative basée sur des
entretiens avec 10 acteurs administratifs et communautaires. Cette démarche permet
d’analyser les transformations à la fois sociales, économiques et spatiales. Les
principaux résultats révèlent une urbanisation effective de ces villages, portée par
l’intensification des relations transfrontalières avec les villes gambiennes voisines.
Cette dynamique repose sur une forte identité territoriale entretenue par des liens
sociaux, culturels et historiques. Par ailleurs, la localisation stratégique de Keur Ayib
et Séléty sur des axes structurants (RN4 et la RN5) renforce leur attractivité. Enfin, la
mise en service du pont sénégambien apparaît comme un facteur déterminant. Elle a
facilité la mobilité, les échanges et la recomposition territoriale, contribuant ainsi à
l’accélération des processus d’urbanisation dans cet espace frontalier.
Mots clés : Dynamiques transfrontalières, urbanisation, village-frontière, Keur Ayib et
Séléty