RISQUES CLIMATIQUES ET STRATÉGIES D’ADAPTATION DES BAS-FONDS RIZICOLES DE LA SOUS-PRÉFECTURE DE SINFRA (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
La région de Sinfra connaît une variabilité climatique marquée par la baisse des
précipitations et l’augmentation des températures, ce qui affecte directement les bas
fonds rizicoles où l’eau constitue le principal facteur de production. Dans ce contexte,
il est nécessaire d’examiner l’évolution du climat et ses impacts sur la riziculture ainsi
que les stratégies développées par les producteurs. L’objectif général de l’étude est
d’analyser les risques climatiques et les stratégies d’adaptation dans les bas-fonds
rizicoles de Sinfra. La démarche méthodologique repose sur des enquêtes de terrain,
des analyses statistiques (test de Pettitt, indice de Nicholson, corrélation de Pearson)
et le traitement de données climatiques couvrant la période 1950-2022. Les résultats
mettent en évidence une rupture pluviométrique autour de 1971 et un réchauffement
significatif, entraînant un déficit hydrique et une baisse de la satisfaction des besoins
en eau du riz. Les rendements présentent une relation modérée avec les précipitations
(r = 0,422). Face à ces contraintes, les riziculteurs adoptent diverses stratégies,
notamment l’amélioration des techniques culturales, l’utilisation d’intrants et l’emploi
de variétés résistantes comme WITA 9. L’étude recommande enfin un renforcement
de la gestion hydrique et un appui institutionnel accru pour assurer la durabilité de la
riziculture.
Mots-clés : Risques climatiques, Riziculture, Adaptation, Bas-fonds, Sinfra
ACCES DES FEMMES AU FONCIER AGRICOLE ET DEVELOPPEMENT SOCIOECONOMIQUE DANS LE TERROIR DE DJIDOMA-KAELE (EXTREME NORD CAMEROUN)
Résumé de l'article
Cet article s’inscrit dans le vaste champ de la problématique du genre dans la
gouvernance foncière en Afrique. Cette étude pose le problème d’accès des femmes au
foncier et leur contribution socioéconomique dans la plaine de Djidoma-Kaélé à
l’Extrême-Nord (Cameroun). L’objectif étant d’analyser le niveau d’accessibilité des
femmes au foncier et leur contribution au développement socioéconomique. La
recherche documentaire et les enquêtes sur le terrain ont permis de collecter les
informations sur les facteurs favorisant l’accès au foncier, les modalités d’accès à la
terre et la contribution des femmes au développement. La méthodologie utilisée est
celle hypothético déductive, les levées parcellaires ont été effectués à l’aide d’un GPS
et QGIS 2.14 pour la réalisation des cartes. À partir des résultats obtenus, les facteurs
culturels, religieuses, lois permettent aux femmes d’accéder à la terre. Il ressort que sur
les 200 femmes enquêtées, 83 % accède à la terre par le faire valoir direct contre 17 %
par le faire valoir indirect. Cette accessibilité des femmes au foncier a permis de
produire de variétés de culture dont une partie est vendue pour faire face aux diverses
charges, notamment la santé (24 %), la scolarisation des enfants (16 %), la participation
aux tontines (18 %), la contribution de leur habillement (17 %) et à la ration alimentaire
(21 %). Ces résultats issus des données empiriques et des observations de terrain
permettent de conclure que l’accessibilité de la femme à la terre favorise le
développement socioéconomique.
Mots clés : Accès à la terre, Faire valoir, développement socioéconomique, terroir,
Djidoma-Kaélé