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Auteur(s):
TANON Essigan Fabrice Trésor, COULIBALY Safiatou, ABOUA Benié Rose Danielle, YAO Stanislas Sylvain, GUEI Ange Marie Lydie, KOUAMENAN N’zebo Moïse, ATSE Boua Celestin.
N° Page :
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ÉTUDE COMPARATIVE DE L’EFFET DES ALIMENTS LOCAUX SUR LA CROISSANCE DES ALEVINS DE Oreochromis niloticus SOUCHE BRÉSIL DANS LA RÉGION DU SUD-EST DE LA CÔTE D’IVOIRE
Résumé de l'article
L'aquaculture joue un rôle important dans la sécurité alimentaire en Côte d'Ivoire,
notamment grâce à l'élevage de Oreochromis niloticus. Afin d’optimiser la productivité
de cette espèce, les chercheurs ivoiriens ont mis en place des aliments locaux
compétitifs adaptés aux différents stades d’élevage. Cependant, ces aliments n’ont
pas été testés sur la croissance de Oreochromis niloticus souche Brésil qui est l’espèce
vulgarisée par le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques auprès des
pisciculteurs ivoiriens. L'objectif de cette étude est d'identifier l'aliment local le plus
efficace pour la croissance des alevins de Oreochromis niloticus souche Brésil. Les tests ont été effectués sur une période de 60 jours de mars à avril 2023 dans trois étangs
avec trois types d'aliments différents (3A amélioré du CNRA; FCIAD-SAP LA ME et
PARFACI-AISA). Les pêches de contrôle ont été réalisées tous les 30 jours d’élevage.
Trente pour cent (30%) des poissons ont été prélevés dans des seaux remplis d’eau et
les poissons ont été individuellement pesés à l’aide d’une balance, mesurés avec une
règle et remis à l’eau. Les masses moyennes des poissons ont été déterminées par
étang et ont permis le suivi des paramètres zootechniques. Les résultats ont montré
une croissance des alevins nourris avec les trois types d’aliments. Après 60 jours
d’élevage, le gain de masse moyenne est de 16,77±3,47 g pour l’aliment 3A amélioré
CNRA ; de 22,31±4,28 g pour l’aliment FCIAD-SAP LA ME et de 37,46±6,13 g pour
l’aliment PARFACI-AISA avec un gain de masse quotidien de 0,25±0,06 g ; 0,34±0,07
g et de 0,59±0,10 g respectivement. L’aliment granulé PARFACI-AISA a enregistré les
meilleures croissances des alevins.
Mots clés : Aliments locaux, Paramètres zootechniques, Elevage larvaire, Oreochromis
niloticus souche Brésil
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Auteur(s):
GOUNOU N’GOBI Bakassidi, TOUGAN Polycarpe Ulbad.
N° Page : 18-42
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PRATIQUES DE LA TRACTION ANIMALE EN AGRICULTURE AU NORD BENIN : CARACTERISTIQUES ET DESTINATION DES BOVINS DE TRAIT
Résumé de l'article
La culture attelée constitue un pilier de l’agriculture au Nord-Bénin. La présente
étude vise à analyser les pratiques de traction animales et la destination des bovins
de trait dans cette région. Pour ce faire, des entretiens directs ont été menées auprès
de 295 agro-éleveurs du Borgou et de l’Alibori. Il ressort de l’étude que le bovin est la
seule espèce utilisée pour la culture attelée. Les critères de sélection regroupent le
sexe, le poids, la conformation, l’état de santé, l’âge, le génotype, la castration. Leur
alimentation repose sur le pâturage naturel et les résidus de récolte. Leur suivi
sanitaire se limite aux vaccinations et aux soins marqués par l’automédication plus
pratiqués dans l’Alibori (81,4 % vs 56,67 % ; P<0,001). Le matériel de culture attelée
inclut le matériel d’harnachement et le multiculteur. La culture attelée est motivée
par l’amélioration du rendement agricole, la production de viande et du fumier. La
culture attelée avec guide en arrière est la plus pratiquée (81 %). La principale
destination des animaux est la boucherie suivie de l’autoconsommation. La totalité
des exploitants reconnaissent un effet positif de la traction animale sur la qualité
sensorielle de la viande.
Mots-clés : Agro-élevage, Bénin, Bovins, traction animale, utilisation, sécurité
alimentaire
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Auteur(s):
SALE Léïla, TOUGAN Polycarpe Ulbad.
N° Page : 43-62
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FACTEURS DE VARIATION DE LA SECURITE MICROBIOLOGIQUE ET DE LA QUALITE SANITAIRE DU LAIT DE VACHE ET DES PRODUITS LAITIERS
Résumé de l'article
La qualité sanitaire et hygiénique du lait de vache et du fromage est un enjeu majeur
de santé publique et de sécurité alimentaire, particulièrement dans les pays en
développement où les filières laitières sont souvent peu structurées. Cet article de
synthèse analyse les principaux facteurs de variation influençant la salubrité de ces
produits. Les déterminants identifiés relèvent de plusieurs niveaux : la santé et
l’alimentation des animaux laitiers, les pratiques de traite, les conditions de collecte
et de transport, ainsi que les procédés de transformation et de conservation. Les
contaminations microbiologiques (bactéries pathogènes, flore d’altération),
chimiques (résidus de médicaments vétérinaires, mycotoxines, polluants
environnementaux) et physiques constituent des risques majeurs. À cela s’ajoutent
l’insuffisance d’infrastructures adaptées, le déficit en équipements de réfrigération et
le faible respect des bonnes pratiques d’hygiène par les acteurs de la chaîne de
valeur. Enfin, les facteurs socio-économiques et institutionnels, tels que le niveau de
formation des producteurs, la réglementation sanitaire et les systèmes de contrôle
qualité, jouent également un rôle déterminant. L’étude souligne la nécessité de
renforcer les mesures de prévention et de sensibilisation, d’améliorer la maîtrise des
procédés technologiques et de mettre en place des politiques cohérentes de gestion
de la qualité pour garantir un lait et un fromage sûrs, répondant aux exigences
nutritionnelles et sanitaires des consommateurs.
Mots-clés : Bénin, contamination, dangers, hygiène, produits laitiers.
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Auteur(s):
TOUGAN Polycarpe Ulbad, DAGA K Esther.
N° Page : 63-86
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TYPOLOGIE DES SYSTÈMES D’ASSURANCE QUALITÉ ET DÉFIS DE L’IMPLÉMENTATION DES NORMES ISO 22000 ET ISO 9001 DANS LA RESTAURATION SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE AU NORD BÉNIN
Résumé de l'article
Une alimentation saine, sûre, nutritive et diversifiée durant l’enfance est l’un des
éléments clés pour offrir un monde où les enfants sont à l’abri de toutes les formes de
malnutrition. L’étude vise à analyser les systèmes qualité et les facteurs limitant
l’implémentation des normes ISO 22000 et 9001 : 2015 dans la restauration scolaire et
universitaire au Nord Bénin. Des entretiens directs avec les agents de 60 cantines pré
identifiées ont été réalisés. La typologie des systèmes qualité des cantines a été faite.
Les contraintes limitant l’implémentation des normes ISO 22000 et 9001 dans ces
structures ont été enregistrées. Il ressort de l’étude que l’Analyse Factorielle des
Correspondances Multiples (AFCM) suivant les principes SMQ et étapes de la
démarche HACCP discrimine les cantines scolaires en trois groupes distincts
caractérisés globalement par une faible connaissance et application de la démarche
qualité, des normes d’hygiene et de sécurité sanitaire des aliments, et du système
HACCP. Le diagramme de Pareto révèle que l’insuffisance de qualification en hygiène
alimentaire, l’absence de manuel qualité, l’insuffisance de documentation, la faible
connaissance des 5 clés pour des aliments sûrs, l’absence d'un plan HACCP formel
documenté et la méconnaissance de la Loi N°87-015 du 21/09/1987 portant code
d’hygiène en vigueur au Bénin définissent plus de 80% des défauts. En outre, il
apparait que les 5 clés pour des aliments sûrs sont mieux connues dans les cantines
scolaires du Programme Alimentaire Mondial (PAM) que dans les cantines
universitaires.
Mots clés : Aliments, cantine, HACCP, sécurité alimentaire, qualité, restauration
collective.
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Auteur(s):
GANI Ostella, TOUGAN Polycarpe Ulbad, CHABI Christophe.
N° Page : 87-100
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CARACTERISTIQUES PHYSICO-CHIMIQUES DU HARICOT MUNGO PRODUIT AU BENIN ET QUALITE NUTRITIONNELLE ET SENSORIELLE DE LA FARINE INFANTILE DERIVEE
Résumé de l'article
Les haricots mungo sont largement consommés dans le monde entier et jouent un
rôle important dans la nutrition humaine. L’objectif de l’étude est de caractériser la
composition physico-chimique proximale du haricot Mungo ainsi que la qualité
nutritionnelle et sensorielle de la farine infantile produite à base du haricot Mungo
au Bénin. Il ressort de l’étude qu’il existe une grande variabilité entre les valeurs du
pH, la luminance, l’indice du Rouge, l’indice du Jaune, la teinte et la chromaticité du
haricot Mungo et de la farine infantile à base de haricot Mungo (P < 0,001). En effet,
le pH de la graine de haricot mungo est de 6,55. La luminance, l’indice du Rouge et
l’indice du Jaune de la graine sont respectivement de 23,22 ; -5,10 ; 12,24. La teinte et
la chromaticité de la graine sont respectivement de -1,17 et 13,26. Quant à la farine
infantile à base de haricot mungo, le pH est de 7,37. La luminance, l’indice du Rouge
et l’indice du Jaune de la farine sont respectivement de 61,48 ; -1,01 ; 16,37. La teinte
et la chromaticité de la farine sont respectivement de -1,50 et 16,40. La teneur en
matière sèche de la graine est de 88,43 %. La teneur en protéines, matières grasses,
cendres et glucides est respectivement de 24,98 % ; 1,52 % ; 3,55 % et 47,91 %. Quant à
la farine infantile, sa teneur en matière sèche est de 96,01 %. La teneur en protéines,
matières grasses, cendres et glucides est respectivement de 15,05 % ; 2,07 % ; 3,72 % et
30,64 %. Sur le plan relationnel, la chromaticité de la farine est positivement et
fortement corrélée à l’indice du Jaune de la graine et moyennement et positivement
associée à la teneur en protéines brutes de la graine (0,42<r<0,99). Sur le plan
sensoriel, en dehors de l’apparence, la texture/onctuosité, les notes de
l’apparence/couleur, le goût et la note d’acceptabilité globale de la bouillie
commerciale PPD sont meilleurs que ceux enregistrés au niveau de la bouillie
Mungo.
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Mots clés : Bénin, haricot Mungo, transformation, farine infantile, qualité
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Auteur(s):
AKPO Yeba Olayemi Florence, TOUGAN Polycarpe Ulbad.
N° Page : 101-119
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DETERMINANTS DE LA CYNOPHAGIE ET RISQUES SANITAIRES ASSOCIES A LA CONSOMMATION DE LA VIANDE CANINE DANS LE NORD-BENIN
Résumé de l'article
La cynophagie est une pratique alimentaire encore présente dans plusieurs régions du
monde, y compris le Nord-Bénin. L’objectif de l’étude est d’analyser les déterminants
de la cynophagie et les risques sanitaires associés dans le Nord-Bénin. Pour ce faire,
une enquête par entretien directe auprès de 100 consommateurs de chien ayant
consentis leur participation et de leurs fournisseurs a été réalisée dans les communes
de Parakou, N’Dali, Djougou, Natitingou et Tanguiéta à l’aide d’un questionnaire
conçu à cet effet. Il en ressort que la majorité des acteurs impliqués dans la filière de la
viande de chien au Nord-Bénin présentent un faible niveau d’instruction scolaire. En
effet, 65 % des vendeurs et 60 % des consommateurs sont non scolarisés. L’activité
principale des consommateurs de viande de chien regroupe l’agriculture (37 %),
l’artisanat et la gestion des cultes endogènes (18 %), les études (15 %), la fonction
publique et privée (8 %), la transformation agroalimentaire (6 %), le transport, le
commerce (6 %) et la charcuterie (5 %). Les races de chiens consommées regroupent la
race majoritairement la race locale (85 %) et la race exotique (15%).
L’approvisionnement s’effectuant principalement par l’achat (90 %), mais également
par l’élevage, le don ou l’héritage familial. Quant aux modes de consommation, ils sont
diversifiés et comprend les formes frite, bouillie, braisées et fumées avec une
prédominance de la friture. Les déterminants de la cynophagie s’articulent autour de
trois dimensions principales. Sur le plan socio-économique, elle est liée au faible
niveau d’instruction et à l’accessibilité financière de la viande de chien, perçue comme
une alternative abordable face aux viandes conventionnelles. Sur le plan nutritionnel
et sensoriel, la viande canine est unanimement appréciée pour sa qualité gustative (100
% des consommateurs) et pour sa contribution au renforcement de la sécurité
alimentaire et nutritionnelle des ménages (65 %). Sur le plan socioculturel et
symbolique, elle est associée à des pratiques traditionnelles et rituelles (18 %), ainsi
qu’à des croyances en une protection immunitaire et spirituelle (57 %). Enfin, une
proportion plus faible (15 %) consomme cette viande par simple curiosité.
Mots clés : Nord-Bénin, cynophagie, déterminants, risques sanitaires, sécurité
alimentaire.
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Auteur(s):
TOHOZIN Rogatien, TOUGAN Polycarpe Ulbad, BAKO Nadjibath, HONGBETE Franck, IMOROU TOKO Ibrahim.
N° Page : 120-143
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INVENTAIRE DES PRINCIPALES RESSOURCES ALIMENTAIRES NON CONVENTIONNELLES CONSOMMÉES AU NORD-BÉNIN ET LEURS FORMES D’EXPLOITATION
Résumé de l'article
Les ressources alimentaires non conventionnelles (RANC) représentent une source
importante de nourriture pour les populations du Nord-Bénin. L’étude, menée
auprès de 630 ménages, vise à inventorier ces ressources et à identifier les facteurs
motivant leur consommation. Tous les répondants consomment à la fois des
ressources animales et végétales (100 %). Parmi les RANC animales, les gibiers
mammifères (biche, aulacode, lièvre, antilope, buffle, cerf) sont les plus consommés,
tandis que certaines espèces comme le crycétome, le mulot, le phacochère et le
potamochère sont moins prisées (45–85 %). Le chien et le chat sont consommés dans
15 % des cas, et la perdrix (Francolinus bicalcaratus) est l’unique espèce aviaire
consommée systématiquement (100 %). Les insectes (criquets et chenilles de karité)
sont consommés par 18 % et 35 % des ménages, tandis que reptiles (Varans),
amphibiens (grenouilles), crustacés (crabes et crevettes) et mollusques (escargots,
achatines) sont consommés dans 65–85 % des cas. Parmi les RANC végétales, les
espèces les plus consommées (85–100 %) incluent Sesamum indicum, Sesamum
radiatum, Senna obtusifolia, Launaea taraxacifolia, Hibiscus sabdariffa, Annona muricata,
Blighia sapida, Vernonia cinerea, Sesamum alatum, Moringa oleifera et Parkia biglobosa. Les
principaux facteurs motivant la consommation des RANC sont la sécurité
alimentaire et nutritionnelle, la tradition, la recherche de revenus complémentaires, le renforcement du système immunitaire, la qualité sensorielle, le commerce, les
exigences culturelles et cultuelles, ainsi que la curiosité. En somme, les sept
principales espèces non conventionnelles de mammifères, de reptiles, d’oiseaux,
d’amphibien, et d’insectes les plus consommées sont la biche (Cervus elaphus),
l’aulacode (Thryonomys swinderianus), la perdrix (Francolinus bicalcaratus), le varan
(Varanus exanthematicus), des grenouilles (Hoplobatrachus occipitalis), le criquet
(Zonocerus variegatus) et les chenilles de Karité (Cirina butyrospermi).
Mots clés: aliments non conventionnels, Benin, consommation, motivations, sécurité
alimentaire.
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Auteur(s):
MOUKIAMA BIANGOU Gaude Simplice, ONGOUYA MOUEKOUBA Liana Dalcantara Epse MAKANGA, MAKOUNDOU Alaric, MPIKA Joseph, ATTIBAYEBA.
N° Page : 144-161
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COMPOSITION PHENOLIQUE DES TUBERCULES LOCAUX D’IGNAME PRODUITS DANS LES CONDITIONS PEDOCLIMATIQUES DE BRAZZAVILLE
Résumé de l'article
L’igname est une plante au genre Dioscorea, dont la composition phénolique des
tubercules est ignorée par les consommateurs congolais. Cette étude vise à
déterminer les composés phénoliques des poudres provenant des quatre cultivars
locaux d’igname. Les tubercules de Dioscorea alata (C1, C3 et C4) et Dioscorea
cayenensis (C2) sont semés dans un champ expérimental non fertilisé puis récolter à
maturité gustative. Ces tubercules sont séchés à l’étuve à 50°C pendant 3 jours,
broyés et tamisés pour obtenir une poudre homogène. L’extraction des composés
phénoliques était faite à partir des solvants aqueux, hydro-éthanolique et
éthanolique. La teneur en composés phénoliques a été déterminée par la méthode de
spectrophotométrie avec des solutions standardisées d’acide gallique, de quercétine
et d’acide tanique. Il a été noté une forte teneur en composés phénoliques dans le
solvant aqueux dans tous les cultivars. Cette richesse en composés phénoliques
indique une forte activité antioxydante de ces tubercules.
Mots clés : Dioscorea alata, Dioscorea cayenensis, composés, phénoliques, conditions et
pédoclimatiques
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Auteur(s):
DIALLO Koffi, YOBOUE Béhibolo Antoinette Epse GNAGO, KOKORE Angoua Bodouin, SORO Yoh Ramatou, SORO Doudjo, ASSIDJO Nogbou Emmanuel.
N° Page : 162-176
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COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES ET ETAT NUTRITIONNEL DES ELEVES DU SECOND CYCLE DU LYCEE MODERNE DE KOUMASSI (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
L’état nutritionnel des adolescents constitue un enjeu de santé publique dans les pays
développés comme en développement, du fait des maladies liées à la transition
nutritionnelle. L’adolescence, période de croissance rapide, exige des apports
adéquats. Cette étude a évalué le comportement alimentaire et l’état nutritionnel de
280 élèves du second cycle du Lycée Moderne de Koumassi à l’aide d’un rappel
alimentaire de 24 heures et de mesures anthropométriques. Les résultats révèlent une
alimentation dominée par le pain-condiment au petit-déjeuner, le garba au déjeuner et le riz-sauce au dîner, consommés majoritairement en famille. Selon les indices
Taille/Âge et Poids/Âge, 4,10 % des élèves présentaient une insuffisance pondérale,
9,29 % un retard de croissance modéré et 3,35 % sévère. Ces données mettent en
évidence des habitudes alimentaires peu équilibrées et un état nutritionnel
préoccupant, justifiant la nécessité d’une éducation nutritionnelle adaptée.
Mots clés : Comportement alimentaire ; État nutritionnel ; Adolescents ; Koumassi
Côte d’Ivoire
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Auteur(s):
GAMBOU BAKALA Armani, AWAH-LEKAKA NIEBI Nelly Josiane, MPIKA Joseph, ATTIBAYEBA.
N° Page : 177-191
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CHEMICAL COMPOSITION OF SOME VEGETABLE SALTS USED AS CONDIMENTS IN THE REPUBLIC OF CONGO
Résumé de l'article
Vegetable salt is considered to be an ingredient that improves the taste of food
and preserves the green colour of leafy vegetables after cooking. However, its
mineralogical composition remains little known for the science. The aim of the study
was to determine the chemical composition of vegetable salts used as cooking
condiments in the Congo. Ash from plantain peels, raffia palm kernels, oil palm
bunches, sesame and water hyacinth was obtained after drying and incineration in the
open air for 5 hours. The filtrates were extracted after washing the ash with tap water.
After evaporating the water for 4 hours, the resulting plant salts were analysed by X
ray fluorescence spectrometry (XRF). Potassium predominated, with levels of 41.80%;
41.18%; 32.19%; 31.92%; 31.42%; 25.76%; 25.54% and 17.79% for salts from freshwater
hyacinth, sesame, raffia palm nut epicarp, banana stem, banana fruit peel, raffia palm
nut kernel, oil palm petiole and oil palm male inflorescence, respectively. Sodium
content was below 4% in all salt samples. Chlorine levels ranged from 1.217% to
15.15%. Iodine content of 0.019% was found in freshwater hyacinth. Salt extracted from
plant residues is a real substitute for the NaCl that causes cardiovascular disease in
humans.
Key words: mineral elements, fluorescence spectrometry, ash, filtrates, plant residues
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Auteur(s):
OGOU Assia Arthur.
N° Page : 192-206
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RESSOURCES ALIMENTAIRES LOCALES VALORISEES DANS LA PREVENTION CONTRE LE PALUDISME PAR LA COMMUNAUTE DIDA
Résumé de l'article
Chez les Dida, vivre sans maladies exige un certain nombre de comportements qu’il
convient d’observer. Au rang de ces comportements qui permettent de s’éloigner le
plus longtemps possible de certaines maladies comme le paludisme, se trouve les
habitudes alimentaires. Cet article vise donc à mettre en lumière la contribution des
habitudes alimentaires dans la prévention contre le paludisme chez le peuple dida. A
l’aide d’une enquête à la fois qualitative et quantitative (entretiens individuels et
entretiens de groupes et questionnaire), cette étude a pour but de montrer comment le
mode alimentaire chez les Dida constitue un moyen de prévention contre le paludisme.
De façon opérationnelle, il s’agit d’identifier les différents aliments et de décrire leur
mode de consommation. Il ressort des résultats de cette étude que chez les Dida, il
existe des aliments que l’on consomme à titre préventif contre le paludisme. En effet,
ces aliments peuvent être classés en deux groupes : les légumes-fruits et les légumes
feuilles. Les légumes-fruits les plus consommés sont les petites aubergines « kpatchea
en dida » (86,80%), les grosses aubergines (« kpago en dida ») (86%) en Dida. Les
légumes-feuilles les plus consommées sont « gokuia » 27,10%) et « tikriti » (12,40%) en
Dida. Par ailleurs, ces aliments consommés à titre préventif contre le paludisme sont
pour la plupart d’origine légumineuse et se caractérisent plus ou moins par un goût
amer. En pays Dida, il y a des aliments qui sont censées prévenir le paludisme. Ces
aliments sont pour la plupart d’origine légumineuse et se caractérisent par leur goût
amer. Ils se consomment très souvent sous forme de sauce ou soupe.
Mots-clés : Alimentation, santé, ressources alimentaires locales, valorisées, paludisme,
communauté DIDA
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Auteur(s):
EHOUMAN Ano Guy Serge, HAMPOH Adé Hortense, EHUI Edi Jean Fréjus, ANGAMAN Djédoux Maxime, TRAORE Karim Sory.
N° Page : 207-214
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CONTAMINATION DES DENREES ALIMENTAIRES PAR LES MYCOTOXINES : CAS DE LA ZEARALENONE DANS LES BOUILLIES DE MIL ET DE MAÏS CONSOMMEES DANS LA VILLE DE DALOA, COTE D’IVOIRE
Résumé de l'article
La présente étude s'inscrit dans le cadre de la sécurité alimentaire et s’intéresse
particulièrement aux mycotoxines, notamment la Zéaralénone. La thermorésistante de
la zéaralénone la distingue des autres mycotoxines et la rend disponible aussi bien
dans les denrées alimentaires brutes que dans les aliments cuits quelle que soit la
température de cuisson. Ce contaminant est doté de toxicité variable envers les
animaux et les hommes. La zéaralénone cible les céréales qui constituent la base de
l'alimentation.
Ainsi, ce travail a eu pour objectif d'évaluer le niveau de contamination des bouillies
de maïs et de mil consommées à Daloa par la zéaralénone. Trente (30) échantillons de
bouillies de maïs et de mil ont été collectés sur 5 marchés puis analysés au laboratoire
par chromatographie liquide à haute performance (CLHP) pour la détection et la
quantification de la Zéaralénone. Les résultats ont montré que les niveaux de
contamination des bouillies de mil (0, 30µg/Kg) et de maïs (0,01µg /kg) consommées
étaient très faibles, ne dépassant pas les limites maximales fixées par la Commission
Européenne qui varient de 20 à 50 µg/Kg respectivement pour enfant et adulte.
La présence de zéaralénone dans les bouillies de mil et de maïs indique un risque réel
de contamination alimentaire, appelant ainsi à des mesures préventives et correctives
pour protéger la santé des consommateurs.
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Mots clés : Zéaralénone, Bouillie de maïs, Bouillie de mil, Daloa, Côte d’Ivoire
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Auteur(s):
KOUAKOU Kouamé Abdoulaye.
N° Page : 215-231
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ÉTUDE DES FACTEURS DÉTERMINANTS DE L’INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE DANS LA RÉGION DU BOUNKANI (NORD-EST DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
La région du Bounkani, située dans le Nord-est de la Côte d’Ivoire, était un bassin de
production de vivriers et, de 1960 à 1985, l’ensemble des productions vivrières s’est
accru de 575 % par culture (MINIGRA, 1985, P. 21). Cette région est devenue un bassin
de production de l’anacarde, culture commerciale de rente, ayant permis
l’amélioration des revenus des paysans dans l’ordre de 353,94 % de 1990 à 2020 (K. A.
KOUAKOU, 2020, p. 145). Toutefois, la situation alimentaire et nutritionnelle de mars
2023, de la région du Bounkani, s’est dégradée et est régulièrement classée en phase
sous pression selon l’analyse d’octobre 2023 du Cadre Harmonisé (Cadre Harmonisé,
2024, p. 3). Le présent article vise à déterminer les facteurs déterminants de l’insécurité
alimentaire dans ladite région. Une revue documentaire et des enquêtes de terrain
menées auprès de 240 chefs de ménages dans les quatre (04) départements de la région,
ont servi à la collecte des données. Du traitement des données, il ressort que plusieurs
facteurs déterminants s’entremêlent pour détériorer la situation de la sécurité
alimentaire des populations. Au niveau écologique, l’écosystème agricole présente de
constante dégradation face aux menaces rudes du changement climatique. Au niveau
social, la recrudescence des conflits agriculteurs-éleveurs couplés à la ruée des
déplacés fuyant l’insécurité du Sahel amplifie la vulnérabilité des populations. Enfin,
au niveau économique, de 2023 à 2024, la baisse des prix des produits de rente
(anacarde 19,1% et coton 0,7 %), face à l’envolée des prix des denrées alimentaires
(19,07 %), érode le pouvoir d’achat des populations.
Mots clés : facteurs déterminants, insécurité alimentaire, Bounkani, Nord-est de la
Côte d’Ivoire
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Auteur(s):
GNANDA Bila Isidore, SANOU Sita, KABORE Michel, KONDOMBO Jean, KIEMA André.
N° Page : 232-252
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PRODUCTION ET VALORISATION DES FOURRAGES DE VARIETES AMELIOREES A HAUTES VALEURS NUTRITIVES DANS L’EMBOUCHE OVINE DANS LA COMMUNE DE KORSIMORO, BURKINA FASO
Résumé de l'article
La présente recherche a consisté à introduire les cultures fourragères de deux variétés
améliorées de sorgho à double objectif (SARIASO16 et ICSV 1049) et d’une variété
améliorée de niébé à double objectif (TILIGRE) et à proposer des techniques
améliorées de valorisation des fourrages produits dans l’embouche de 145 béliers.
Trois types de rationnement ont été testés chez chaque producteur : type
1 (pratique paysanne) ; type 2 (rationnement à 50 % paille de sorgho amélioré « PSA »,
25 % de fanes de niébé amélioré « FNA » et 25 % de tourteau de coton « TC » ; type
3 (rationnement 25 % PSA, 50 % FNA et 25 % TC). Les rations 2 et 3 ont été plus
performantes en gains moyens quotidiens (GMQ), indice de consommation (IC) et en
rentabilité financière, comparativement aux rations paysannes. Les GMQ des animaux
des ration 2 et 3 ont été respectivement de 102±9 g et 96 ±54 g contre un GMQ de 93±93
g pour les rations paysannes.
Mots clés : Cultures fourragères, variétés à double objectif, valorisation des ressources
alimentaires locales, embouche ovine, Burkina Faso
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Auteur(s):
ADEPO Yapo Prosper, KOFFI Kouadio Ernest.
N° Page : 253-263
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EFFETS GALACTOGOGUES DE DEUX LEGUMES FEUILLES ANNUELS Euphorbia hirta ET Manihot esculenta DE TYPE DOUX CHEZ LES RATS FEMELLES ADULTES DE SOUCHES WISTAR
Résumé de l'article
Les femmes allaitantes en Côte d’Ivoire utilisent les légumes-feuilles composés
d’Euphorbia hirta et Manihot esculenta pour surmonter l’insuffisance de la production
de lait maternel selon des enquêtes nutritionnelles. Pour vérifier ladite assertion,
l’objectif de cette étude est d’évaluer l’effet galactagogue d’Euphorbia hirta et Manihot
esculenta chez des rats femelles adultes de souche Wistar en vue de les valoriser comme
des plantes lactogènes. De ce fait, les teneurs des nutriments desdits légume-feuilles et
la concentration plasmatique de prolactine chez des rats femelles traitées ont été
calculées selon des méthodes standard. Les résultats enregistrés chez Euphorbia hirta et
Manihot esculenta sont respectivement de : protéines (14,41 ± 0,02% ; 26,12±0,18%),
glucides (35,43 ± 5,30% ; 14,37±1,3%), lipides (3,8 ± 0,13%; 6,8±0,13%), fibres
alimentaires (37,16 ± 1,55%; 43,2±0,51%), cendres (9,2 ± 0,13% ; 6,2± 0,11%),
polyphénols (368,66±50,75 mg EAG/ g MS; 375,5±4,78 mg EAG/ g MS), flavonoïdes
(290,66±48,36 mg EQ/ g MS; 283 78± 3,9 mgEQ/ g MS). Par ailleurs, les concentrations
plasmatiques en prolactine sont similaires chez les rats femelles traitées avec les
extraits aqueux secs de Euphorbia hirta (15,22± 0,67 ng/mL, de Manihot esculenta (12,52
± 0,57 ng/mL) et le galactogil (15,15 ± 0,07 ng/mL), cependant, lesdites concentrations
plasmatiques en prolactine enregistrées sont significativement différentes de celle des
rats femelles témoins traitées à l’eau distillée (5,18 ± 0.78) ng/mL. Cela suggère la
présence d’un principe actif lactogène chez Euphorbia hirta et Manihot esculenta, Ces
deux légume-feuilles pourraient favoriser l’amélioration durable de la production de
lait maternel chez les mères allaitantes.
Mots clés : Nutriments, Euphorbia hirta, Manihot esculenta, lactogènes
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Auteur(s):
SAMAKE Salimatou, KONATE Adama, BAGAYOGO Mamadou Wéléba, FANE Rokiatou, DIARRA Ousmane, FOFANA Aminata, DEMBELE Nanourou, DAO Sognan, TOGOLA Mariam, SANOGO Youssouf, SAMAKE Fassé, DIABATE Daouda.
N° Page : 265-275
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CONTRÔLE DE LA QUALITÉ PHYSICO-CHIMIQUE DES EAUX MINÉRALES EN SACHETS PLASTIQUES ANALYSÉES EN MARS 2023 AU LABORATOIRE NATIONAL DE LA SANTÉ DE BAMAKO, MALI
Résumé de l'article
L’eau est une ressource naturelle grâce à laquelle se développe et se maintient la vie,
la disposer salubre est un besoin et un droit pour chaque homme. Cependant, cette
salubrité est de plus en plus menacée par les pollutions biologiques et physico
chimiques. Ainsi, cette étude avait pour objectif d’évaluer la qualité physico-chimique
des eaux en sachets plastiques analysées au Laboratoire National de la Santé courant
mars 2023. Au total, seize (16) échantillons d’eau minérale en sachets plastiques ont été prélevés dans des conditions requises de prélèvement dans trois entreprises (A, B,
C), de production d’eau minérale courant mars 2023 et acheminés à l’Unité de
bactériologie du Laboratoire National de la Santé. A l’aide du Spectromètre UV-Vis
DR 5000, du Terminal INOLAP740, du Spectromètre à flamme 410 et du Duromètre
Multi-Dosimat 645 ; les concentrations des paramètres physico-chimiques (le
Bicarbonate, le Calcium, le Chlorure, le Fer, le Nitrite, le Nitrate et le pH), ainsi que la
valeur de la conductivité ont été déterminées dans chaque échantillon. Les résultats
issus de cette étude montrent que sur seize (16) échantillons d’eaux en sachets
plastiques analysés des trois entreprises, neuf (9) échantillons avaient des
concentrations supérieures à la norme requise, soient 56,25% des échantillons non
conformes. Ce résultat est inquiétant car il s’agit des caractéristiques comme le pH,
dont la faible concentration favoriserait un déséquilibre acido-basique de l’organisme,
pouvant causer une perturbation de l’organisme voire l’installation des maladies ; ou
encore des substances chimiques comme les nitrites qui à certaines concentrations
conduisent à la méthémoglobinémie, une maladie ou intoxication où la quantité de
méthémoglobine (une forme d'hémoglobine qui ne peut fixer l'oxygène) est trop élevée
ou pouvant conduire souvent à des cancers.
Mots-clés : Eaux minérales, Sachets, Physico-chimique, Contrôle de qualité.
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Auteur(s):
SIDIBE Seydou, KONATE Adama, CISSE Sékou Mouhamadou, TRAORE Kadia, SANOGO Youssouf, COULIBALY Moussa Bakary, TRAORE Diakaridia.
N° Page : 276-290
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EFFETS DE LA PAILLE DE SORGHO ET DE LA FANE DE NIÉBÉ À DOUBLE USAGE EN ASSOCIATION AVEC LE BUNAFAMA SUR LES PERFORMANCES ZOOTECHNIQUES DES BÉLIERS DJALLONKÉ À LA STATION DE SOTUBA
Résumé de l'article
L’alimentation constitue la contrainte majeure au développement des productions
animales au Mali. Afin de contribuer à relever ce défi, des variétés de sorgho et de
niébé à double usage ont été mises au point par les Programmes Sorgho et Niébé de
l’Institut d’Economie Rurale (IER). Cette étude a pour but d’évaluer les effets de la
paille de sorgho et de la fane de niébé à double usage en association avec le Bunafama
(un aliment concentré à base de son de blé) sur les performances zootechniques des
béliers d’embouche. Ainsi, une expérimentation a été conduite au Centre Régional de
Recherche Agronomique de Sotuba à Bamako de décembre 2022 à février 2023. Douze
béliers Djallonké répartis en trois lots homogènes de 4 animaux âgés de 12 à 18 mois
chacun, ont été utilisés. Trois rations ont été formulées et testées. La ration témoin (RT) était constituée de 60% de paille de sorgho + 40% de fane de niébé, la ration 1 (R1) de
60% de paille de sorgho + 20% de fane de niébé + 20% de Bunafama et la ration 2 (R2)
de 60% de paille de sorgho + 40% de Bunafama. Après une période d’adaptation de 15
jours, les animaux ont été mis en expérimentation durant 75 jours. Les paramètres
zootechniques étudiés ont porté sur l’ingestion volontaire de matière sèche, le gain
moyen quotidien, l’indice de conversion et le rendement carcasse. Les quantités totales
de matières sèches ingérées ont été de 762,67g/animal/j pour la Ration T,
791,79g/animal/j pour la Ration 1 et 708,83g/animal/j pour la Ration 2. Concernant
les gains moyens quotidiens, ils ont été de 42,27g, 40,40g et 17,07 respectivement pour
R1, R2 et RT. Les indices de conversion obtenus ont été de 26,79 pour R1, 21,36 pour
R2 et -48,08 pour RT. Le rendement carcasse a été de 38, 00 %, 43, 86 % et 43,95 %
respectivement pour RT, R1 et R2. Ces résultats pourront servir d’information de base
pour l’incorporation de la paille de sorgho et de la fane de niébé à double dans
l’alimentation des petits ruminants.
Mots Clés : béliers Djallonké, performances zootechniques, incorporation, paille de
sorgho, fane de niébé et Bunafama
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Auteur(s):
TA Bi Irié Honoré, DOH Koffi Stéphane, ASSA Rebecca Epse YAO.
N° Page : 291-309
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DIVERSITE FLORISTIQUE ET VALEUR ALIMENTAIRE DE LA FORET SACREE DE ZADEPLEU, MAN (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
La forêt sacrée de Zadepleu est une aire protégée de périphérie de la ville de Man située
à l’extrême Ouest de la Côte d’Ivoire entre les latitudes 7°24’0’’Nord et les longitudes
7°33’0’’ Ouest. La présente étude a été entreprise pour contribuer à une meilleure
connaissance floristique de ladite forêt et révéler ses services au plan alimentaire. Ainsi,
un inventaire floristique a été réalisé en s’appuyant sur le relevé de surface couplé à la
méthode itinérante. Les indices de Shannon, Simpson et Piélou ont permis d’évaluer la
diversité quantitative. Les populations locales ont été interviewées pour l’usage
alimentaire des plantes. L’inventaire a permis de recenser 180 espèces réparties en 135
genres et 46 familles. Parmi ces plantes les arbres constituent le type morphologique
majoritaire (47,77%). Concernant les types biologiques, les microphanérophytes sont plus
rencontrés (30,55%). Quant aux types phytogéographiques, les taxons de la région
Guinéo-Congolaise dominent avec 66,11%. Aussi, des espèces à statut particulier ont été
recensées dont 28 inscrites sur la liste rouge de l’UICN. L’indice de Shannon indique une
bonne diversité (4,20) de la forêt sacrée de Zadepleu. L’indice de Simpson a conduit au
même résultat. L’indice d’équitabilité a montré une répartition équitable des espèces de
la forêt. Les investigations ethnobotaniques ont révélé l’utilisation de 45 espèces végétales
à des fins alimentaires soit 25% des plantes répertoriées. Parmi ces plantes comestibles,
Ricinedendron heudelotii et Piper guineense sont les plus sollicitées. La forêt sacrée de
Zadepleu a donc une bonne diversité floristique et une importance capitale dans la
satisfaction des besoins alimentaires de la population locale.
Mots clés : Biodiversité, Ricinedendron heudelotii, Piper guineense, alimentaire, Zadepleu,
Côte d’Ivoire
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Auteur(s):
KONAN Amoin Georgette, ABOLY Houphouët Anne Bénédicte, DAO Dotiegué, ASSA Rebecca Epse YAO.
N° Page : 326-338
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CONSOMMATION DES FAST-FOODS PAR LES JEUNES DE LA VILLE D’ABIDJAN : CAS DES COMMUNES DE COCODY ET DE YOPOUGON
Résumé de l'article
A l’instar de la plupart des pays en développement, la Côte d’Ivoire fait face à la
transition nutritionnelle, qui se caractérise par un changement des habitudes
alimentaires traditionnelles pour la consommation de fast-foods, d’aliments riches en
gras, en sucres et en sel. Ce fléau qui se manifeste particulièrement en milieu urbain,
impacte fortement la population jeune. L’objectif de cette étude est d’analyser les
habitudes de consommation des fast-foods des jeunes de la ville d’Abidjan. A cet effet,
une enquête a été réalisée dans les communes de Cocody et de Yopougon auprès de
411 jeunes à travers un questionnaire de fréquence de consommation alimentaire. Les
résultats ont révélé que les participants étaient âgés de 15 à 35 ans dont 67 % d’hommes
et 33 % de femmes. Les fast-foods les plus consommés sont le garba (67 %), le panini
(51 %), le pain condiments (52 %) et les spaghettis (54 %). Ces mets sont
majoritairement consommés respectivement chaque jour (24 %) ou 3 à 6 fois par
semaine (52 %), 1 à 2 fois par semaine (45 %), 1 à 2 fois par semaine (32 %) ou 3 à 4 fois
par semaine (31 %) et 1 à 2 fois par semaine (41 %).
Mots clés : Fast-foods, jeunes, urbain, transition nutritionnelle, Abidjan
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Auteur(s):
EFFO Kra Gabin.
N° Page : 339-352
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LES CONTRAINTES DE L’AGRICULTURE URBAINE EN COTE D’IVOIRE : CAS DU DISTRICT AUTONOME D’ABIDJAN
Résumé de l'article
Dans le District Autonome d’Abidjan, la pratique de l’agriculture urbaine est perçue
comme une opportunité de s’engager dans la production de nourriture et de
s’impliquer dans les mouvements locavores et alimentaires. Cette agriculture ne
fournit aujourd’hui qu’une faible proportion de la consommation alimentaire du
district. Cette situation est la résultante des contraintes limitant encore son
développement. Cet article analyse les contraintes de l’agriculture urbaine dans le
district autonome d’Abidjan. Pour atteindre cet objectif, l’étude s’appuie sur une
recherche documentaire, des enquêtes de terrain, basées sur l’observation directe, les
entretiens semi-structurés et l’administration de questionnaires. Les résultats
montrent que les principales contraintes de l’agriculture urbaine dans le district
autonome d’Abidjan sont les contraintes foncières qui représentent 76%. Celles-ci sont
dues au statut juridique des espaces occupés (occupation de terre sous haute tension
et des emprises des routes, parcelles loties, maisons inachevées). Les contraintes de
commercialisation à travers le manque d’informations sur le marché, les difficultés
d’écoulements des produits, le mal organisation de la commercialisation entravent
également le développement de l’agriculture urbaine. Les résultats présentent aussi
les contraintes liées à la qualité des aliments et aux pollutions. Elles sont dues au fait
que les agriculteurs urbains utilisent abusivement et sans normes les produits
phytosanitaires et les intrants, aussi l’eau de qualité douteuse pour l’arrosage des
plantes. Le niveau d’instruction, le manque d’organisation et de formation constituent
des contraintes qui entravent ainsi son développement dans ledit district. Face aux
contraintes, les stratégies telles que l’intégration des espaces arables dans les plans
d’aménagement des villes, la recherche de techniques de purification de l’eau
d’arrosage des cultures urbaines destinées à l’alimentation, l’intégration de
l’agriculture urbaine dans les projets de développement inclusif des villes peuvent être
mises en place pour propulser le développement.
Mots-clés : agriculture urbaine, contraintes, développement, District Autonome
d’Abidjan, Côte d’Ivoire